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  • Votre déclaration fiscale ne sera pas reportée à cause du coronavirus.

    Capture.JPGLa date butoir demeure le 30 juin pour la version papier et le 16 juillet pour tax-on-web 

    Vous comptiez avoir davantage de temps pour remplir votre devoir annuel de contribuable ? C’est raté. Le fisc maintient le planning habituel. Par contre, il y a des chances pour que vous receviez une prédéclaration simplifiée.  
    « Nous avons gardé les délais habituels pour rendre la déclaration fiscale. D’une part, parce que nos fonctionnaires ont des ordinateurs portables et ont pu faire du télétravail pendant le confinement afin de garantir les envois. D’autre part, plus de 50 % des contribuables reçoivent un remboursement d’impôt. Un allongement des délais de rentrée aurait pour conséquence que ces contribuables seraient remboursés plus tard. Or en ces temps difficiles, nous avons voulu éviter cela », précise Philippe Jacquij, administrateur général de la Fiscalité.
     
    D’ici la fin du mois, l’ensemble des déclarations seront envoyées, avec l’obligation de les retourner remplies au plus tard le 30 juin pour la version papier et le 16 juillet pour tax-on-web. Quant aux contribuables qui passent par un comptable, ils ont jusqu’au 22 octobre.
     
    La proposition de déclaration simplifiée (PDS) est désormais la norme. Plus de 3,9 millions de personnes vont recevoir ce document prérempli, soit 55 % des contribuables. C’est 730.000 de plus qu’en 2019. Le groupe-cible a été élargi, notamment aux contribuables avec un emprunt hypothécaire et à ceux disposant d’un contrat d’assurance en protection juridique. « Attention, il faut vérifier les données de cette proposition de déclaration simplifiée. L’employeur peut ne pas avoir fourni les fiches à temps. Il peut manquer les frais de garde d’enfants ou des dividendes. C’est la responsabilité du contribuable », souligne Philippe Jacquij.
     
    Les nouveaux bonus
    Pour ceux qui sont friands de déductions ou de réductions d’impôts, la grande nouveauté de l’année concerne la pension libre complémentaire pour les travailleurs salariés. Elle permet une réduction d’impôt de 30 % « La charge des primes repose à 100 % sur le travailleur. L’entreprise n’intervient pas. Les primes doivent s’élever à minium 1.500 euros pour l’année et à maximum 3 % d’un salaire de référence », précise Philippe Jacquij. Autre avantage fiscal, les primes payées à partir du 1 er septembre 2019 pour une assurance de protection juridique donnent lieu à une réduction de 40 % (maximum de l’avantage : 124 euros). Enfin, le montant maximum des dividendes exonérés passe de 640 à 800 euros.
     
    Pour cette édition 2020, la déclaration fiscale s’offre un petit lifting : 32 codes disparaissent tandis que 14 nouveaux apparaissent. Le nombre total de codes varie d’une région à l’autre. En Wallonie, c’est 815, contre 811 en Flandre et 796 à Bruxelles. À titre de comparaison, on était à 885 en 2017 et 709 en 2010 lorsqu’il n’y avait encore qu’une seule version. Dernière précision, 42,06 % des contribuables n’utilisent que dix codes ou moins et 37,56 % entre onze et vingt codes.