Politique

  • Le PS a tranché: l’Orétois Olivier Jeuris est exclu du parti.

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    En avril dernier, le PS orétois s’était déclaré « soulagé » du départ d’Olivier Jeuris. À peine élu (avec 220 voix), le conseiller socialiste fraîchement élu s’était « fritté » avec ses colistiers à qui il reprochait les méthodes et le fonctionnement. De leurs côtés, l’ancienne bourgmestre d’Oreye, et l’ex président du CPAS lui reprochaient tous deux d’être trop proches du nouveau bourgmestre Jean-Marc Daerden, par ailleurs lui aussi ex membre du PS.

    Ce dimanche, c’est au tour d’Olivier Jeuris de se déclarer « soulagé ». Pour celui qui a choisi de quitter le PS pour siéger comme indépendant, « une page se tourne », dit-il, après la décision de la commission de vigilance du PS de l’exclure du parti.

    Il en a été informé par mail ce dimanche. Une méthode qui l’a surpris mais il se dit surtout déçu de ne pas avoir été réentendu par la Commision de vigilance. « J’avais appris que ses membres comptaient reprendre le dossier depuis le début » Il espérait être entendu une seconde fois « pour réaffirmer mes convictions », avance-t-il. Cela n’a pas été le cas.

    En dépit de cette décision, il assure sa « motivation reste intacte » et annonce qu’en 2024, « il sera là. « Soit dans un nouveau groupe, soit en rejoignant un groupe existant et à Oreye, mais pour l’instant, c’est prématuré », conclut-il.

    Article La Meuse Huy-Waremme M-C G.

  • La première année du nouveau bourgmestre d’Oreye, Jean-Marc Daerden, élu il y a un an.

    « J’ai découvert un bureau vide, sans dossier. J’ai tout repris de zéro »  

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    Jean-Marc Daerden est le nouveau bourgmestre d’Oreye depuis l’élection en octobre 2018. Le mayeur revient sur une première année à cent à l’heure qu’il qualifie d’étonnante.  
    Jean-Marc Daerden, comment qualifier votre première année en tant que bourgmestre d’Oreye ?
    En un mot : étonnante. D’abord le résultat des élections… Le changement de majorité a surpris des deux côtés. Plus de 500 Orétois ont changé leur vote par rapport au scrutin précédent. Le citoyen a demandé du changement. J’ai découvert un bureau vide, sans dossier ni carnet d’adresses. J’ai tout repris de zéro avec l’aide de l’administration communale. Le personnel est resté très professionnel. Les employés n’ont rien changé malgré l’avènement d’une nouvelle majorité. La directrice générale a beaucoup cadré nos initiatives et actions vu notre manque d’expérience. Nous avons commencé par un état des lieux. Nous avons réalisé un budget initial rapidement et nous avons évalué les premiers investissements nécessaires. Certains de nos projets sont reportés, comme la nouvelle maison communale, car nous sommes obligés de reconstruire : un local aux normes pour le service voirie, du matériel, etc.
     
    Quels changements sont intervenus dans votre quotidien ?
    Hériter de ce rôle m’a étonné vu ma troisième place et mon deuxième score. Une organisation s’est mise en place avec mon employeur ORES qui, juste avant le scrutin, m’a proposé de nouvelles responsabilités. Deux jours complets, non-rémunérés par mon employeur, sont entièrement consacrés à la commune. Je viens chaque jour à l’administration, avant ou après ma journée de travail. J’essaye de participer le plus possible aux activités locales. Je soutiens les comités, même si je ne reste pas toute la soirée. Au niveau personnel, je me suis toujours investi en politique, mais je ne suis arrivé sur le devant de la scène que récemment, car j’ai donné la priorité à ma famille. Mes quatre enfants ont grandi et j’ai tout le loisir de me consacrer pleinement à ma fonction. Je ne vois pas le mayorat comme un métier, plutôt comme un hobby ou un plaisir de servir ma commune. Je trouve ce rôle diversifié très valorisant et, face aux problèmes, je cherche des solutions.
     
    Certains aspects de la fonction vous ont-ils étonné ?
    Je suis stupéfait par les lenteurs administratives. J’aime décider et avancer rapidement, or il faut rédiger un cahier des charges, l’examiner en collège, demander des prix, lancer un marché, étudier les offres, repasser au collège puis seulement attribuer. Pour gagner en efficacité, on a donc réorganisé les services. Notre agent technique en chef s’occupe de ces éléments technico-administratifs, tandis qu’un brigadier gère les tâches quotidiennes du service travaux. On a insufflé une nouvelle dynamique où, grâce à mes formations professionnelles en management, je me vois comme un coach bienveillant et efficace. Un autre aspect de la fonction porte sur le nombre de documents à signer, même une facture de trois euros.
     
    Votre quotidien est-il conforme à ce que vous imaginiez du mayorat ?
    Tout à fait, il y a beaucoup de responsabilités. Les sollicitations n’arrêtent pas. Je suis en contact lors de réunions avec des collègues de communes voisines, notamment pour la police et les pompiers. J’aime toucher à tout et je reste derrière chaque échevin, car nous formons une nouvelle équipe dont les membres n’ont que très peu d’expérience. Chacun dispose d’autonomie et grandit dans sa fonction, on apprend tous de nos erreurs. En tant que bourgmestre, je suis en contact avec les services de secours. Quand les pompiers m’appellent, je ressens souvent un peu de stress par crainte d’un événement néfaste pour un concitoyen.
     
    Nourrissez-vous des regrets au regard de cette première année de mayorat ?
    Non, je vis une année pleine. Je garde la tête dans le guidon. Je n’ai pas pris de vacances pour l’instant et j’ai utilisé mes congés au profit de la commune. Il me manque seulement du temps pour plus d’activités physiques, mais les horaires et obligations rendent la pratique régulière compliquée. J’ai pris cinq kilos à cause de toutes les manifestations ! Et puis, j’ai toujours fait beaucoup de sport, dont le karaté pendant quarante ans.
     
    Comment envisagez-vous la politique à moyen ou long terme ?
    Je ne suis pas carriériste et je fais de la politique de proximité. J’ai bientôt 58 ans et je ne me projette pas. Je serai pensionné au terme de ce mandat. Certains me disent qu’il est hors de question que j’arrête et je pense continuer encore quelques années. Le rôle de bourgmestre en étant pensionné me paraît être une bonne formule pour vivre pleinement cette fonction. J’ai juste envie de marquer ma commune de mon empreinte, de construire quelque chose pour Oreye et de laisser une trace, à l’image de la construction d’une nouvelle maison communale. Mais personne n’évoque encore la suite, car on gère le quotidien et les activités se succèdent. En plus de la Saint-Nicolas que nous relançons, il y a déjà le bal communal le samedi 16 novembre.
     
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    Article de J.M
  • Le PS règle ses comptes avec leur ancien conseiller, O. Jeuris lors du Conseil communal.

    Le public est venu nombreux jeudi soir au Conseil communal d’Oreye. La salle est remplie et des spectateurs sont restés debout. La séance s’est ouverte sur la récente décision d’Olivier Jeuris de démissionner du PS pour siéger en tant que conseiller indépendant.

    Vanessa Charlier (PS) est intervenue : « Je me suis battue pour éteindre la mèche d’une bombe allumée par Olivier Jeuris au lendemain des élections. Cette bombe a explosé et le bilan du sinistre nous est apparu : un soulagement pour les colistiers, l’équipe orétoise du PS et les vrais socialistes de la commune », assène l’ex-échevine. Cette dernière reconnaît le choc qu’a constitué la défaite électorale : « Certains ont perdu l’investissement et les sacrifices de la moitié de leur vie. Le groupe s’est réuni, mais Olivier Jeuris a d’emblée accusé Isabelle Albert et Joseph Maniscalco d’être responsables de cet échec, alors que lui-même n’a rien réalisé pour les citoyens orétois. Le démissionnaire a tenté de désolidariser le groupe. Olivier a quitté le navire dès le début de la tempête, seuls les rats agissent ainsi », assène-t-elle.

    L’opposition socialiste a critiqué la proximité de l’élu avec le nouveau bourgmestre, lui aussi membre démissionnaire du PS orétois. « Tu as causé des problèmes partout où tu es passé », lance Michel Masset, l’ex-échevin, qui a offert une boîte de cirage à Olivier Jeuris en référence à l’entente du néo-conseiller indépendant avec Jean-Marc Daerden, le bourgmestre. Le PS a reproché à Olivier Jeuris de cirer les pompes de Jean-Marc Daerden, ancien membre socialiste élu bourgmestre sur la liste d’opposition Ensemble.

    « Le PS mérite mieux »

    Olivier Jeuris a répliqué : « Les méthodes n’ont pas changé et les pseudo-leaders du PS orétois ont envoyé leurs soldats. L’ancienne bourgmestre a épuisé deux présidents d’USC, dont un est devenu bourgmestre depuis, mais aussi une échevine qui a rejoint l’opposition (Sigrid Delvaux, NDLR). Certains ne se sont pas remis en question après le naufrage électoral. Le PS mérite mieux que ce spectacle. » Olivier Jeuris a évoqué des pressions du PS orétois sur la fédération socialiste de l’arrondissement en vue d’une exclusion. « Le PS d’Oreye n’est pas le Parti Socialiste », estime Olivier Jeuris en guise de conclusion de ces règlements de comptes.

    Un spectacle public également contemplé par une majorité Ensemble silencieuse. Plusieurs points ont suivi cette prise d’acte. La fracture entre Olivier Jeuris et ses anciens colistiers est même apparue au moment des votes. Quand le PS a choisi l’abstention ou l’opposition, l’élu indépendant s’est rallié à la majorité. (Juma 26/04/19)

  • Démission de Olivier Jeuris du PS d’Oreye: la riposte de l’USC.

    ps.JPGSuite aux différentes déclarations et attaques d’Olivier Jeuris envers le PS orétois lors de l’annonce de sa démission du groupe socialiste, l’USC a réagi. Elle n’est pas tendre avec le désormais élu indépendant.

    « Menacé d’écartement, contesté par le Groupe PS Oreye dans certains de ses débordements, recadré unanimement pour son jeu anti-collectif, amer face à un score personnel qui n’a pas pu lui offrir le poste à responsabilité qu’il convoitait, aigri et revanchard par rapport à des faits passés qu’il n’a pas pu digérer, Mr Jeuris est manifestement au bout du rouleau (et d’arguments) et préfère jouer la victime plutôt que de se remettre en question », indique le président de l’USC, Freddy Hellings. « Un comportement réactionnel rageur et de vengeance ciblée que le Groupe PS Oreye ne peut tolérer. Outre cette frustration exacerbée par un jeu de dupes mal mené, Mr Jeuris cultive le « culte du moi » de façon quasi obsessionnelle et a, ainsi, préféré se réfugier dans le déni et s’isoler d’un Groupe soudé plutôt que d’engager la discussion. Cet isolement volontaire témoigne d’une immaturité politique flagrante et des plus handicapantes lorsque l’on désire être au service du citoyen et agir dans l’intérêt collectif. Un comportement individualiste que le Groupe PS Oreye ne peut tolérer. »

    L’USC évoque ensuite des « faits toxiques » qu’elle lui reproche depuis un certain temps.

    « - Une inertie et une nonchalance dans les projets/missions qui lui étaient confiés. Quoi qu’en dise Mr Jeuris, le Groupe PS Oreye, ouvert et demandeur d’actions de la part de Mr Jeuris, attend toujours sa 1ère réalisation : à part essayer d’y semer la discorde, qu’a-t-il déjà fait ?

    – Des comportements inadaptés et répréhensibles via SMS et autres envers bon nombre des membres du Groupe. Le Groupe PS Oreye s’insurge fermement contre ces vils errements ;

    – Un charlatanisme et une soif de reconnaissance individuelle incompatibles avec la ligne de conduite du Groupe PS Oreye ;

    – Des déclarations inexactes voire mensongères quant à des faits et des propos du Groupe commodément démontrables puisque le Groupe PS Oreye a toutes les preuves écrites que Mr Jeuris ment et abuse de la confiance du citoyen. »

    Pour terminer, le président Hellings annonce les décisions prises à l’issue de la réunion de l’USC.

    « Nous avons décidé à l’unanimité :

    – d’exclure Mr Jeuris de sa formation politique ;

    – d’informer la Fédération PS de Huy – Waremme du déroulement d’une situation bien déplorable ;

    – de rejeter et condamner intellectuellement les accusations de Mr Jeuris. »

    Article du site Lameuse.be

  • Oreye: l’élu Olivier Jeuris claque la porte du PS. Il deviendra donc conseiller communal indépendant.

    Petite bombe au sein du PS orétois. Olivier Jeuris, élu pour la première fois en octobre dernier comme conseiller communal (220 voix), a annoncé qu’il quittait son groupe pour siéger comme indépendant.

    Mais il ne se contente pas de démissionner. Il dénonce le fonctionnement du groupe socialiste puis il dézingue notamment l’ancienne bourgmestre Isabelle Albert.

    « Le PS orétois – dans sa forme actuelle – est mort le 14 octobre 2018, après sa défaite. Les élections, c’est un match de foot, une finale de Champions League. Il faut, à la fin, un vainqueur. Ce soir-là, j’ai choisi d’aller féliciter chaque membre d’Ensemble : le début de la fin pour moi. Loin des rancunes du passé, j’ai voulu avancer, proposer du neuf, augmenter notre visibilité, mais je me suis heurté, depuis longtemps déjà, aux freins nommés Isabelle Albert et Joseph Maniscalco. Ces deux personnes confisquent les initiatives personnelles – je ne sais à quel titre – mais dans cette idée absolue de conserver un pouvoir qu’ils n’ont plus. La dernière anecdote en date devrait permettre à tous de comprendre cette confiscation d’un pouvoir perdu : Mme De Leeuw, échevine de l’Enseignement et de la Culture, demande à Chloé Happart et moi de nous voir pour discuter de projets. Cette proposition, en dehors des clivages politiques, me plaît au plus haut point. J’en parle donc au groupe et je reçois un « non » assez clair de Mme Albert. Non, parler à la majorité est visiblement criminel… »

    Le conseiller communal va plus loin. « Isabelle Albert, responsable de la défaite du PS (en termes de perte de voix et de campagne autocentrée) a détruit ce que ses prédécesseurs, Henri Goreux, Nicolas Stassart ou encore Joseph Piron – mon grand-père – avaient construit. »

    Olivier Jeuris compte cependant rester affilié au PS. « Je ferai les démarches pour m’apparenter à nouveau au PS (ma démission entraîne la nullité de la déclaration d'apparentement déjà faite), supporter sans faille du PS pour les prochaines élections régionales et fédérales, mais le PS Oreye, ce n’est pas le PS. Deux personnes ont tout gâché... Je ne perds ni mes valeurs, ni mon honnêteté, ni mon franc-parler. Au contraire, ce départ me permet de ne pas me soumettre à un diktat et d’être libre. »

    Lire la suite de l'article sur le site internet de la Meuse Huy-Waremme: ICI

  • Huy-Waremme: transition entre bourgmestres. Pas toujours top! À Remicourt et Oreye, un bureau vide pour Missaire et Daerden.

    Capture.JPGDans quel état les bourgmestres sortants ont-ils laissé leur bureau à leur successeur ? La question se pose après la guéguerre qui oppose dans une commune du Namurois l’ancien (MR)et le nouveau mayeur (PS). Le nouveau accuse son prédécesseur d’avoir détruit toutes les archives et documents.  

    Si un cas similaire à celui de La Bruyère (dans le Namurois) se pose à Huy-Waremme, cela ne peut être que dans une commune qui a connu un renversement de majorité. C’est donc par là que nous avons commencé notre enquête. Première commune : Oreye où la socialiste Isabelle Albert (PS) a été détrônée après plus de 20 ans de règne par Jean-Marc Daerden (du cartel Ensemble). « Quand je suis arrivé dans le bureau, il n’y avait strictement plus rien. Rien au mur, si ce n’est plein de trous. Rien dans les armoires qui avaient toutes été vidées. Pas une feuille, pas un classeur, mais bon, je ne m’attendais pas à moins même si je ne trouve pas ça logique » , sourit le nouvel occupant qui ne souhaite pas en faire un drame. Et encore moins un objet de polémique.
     
    Même son de cloche à Remicourt où Thierry Missaire (Renouveau) a récupéré son écharpe mayorale qu’il avait dû céder en cours de législature à Jérôme de Neuville (Entente citoyenne). « Avant son départ, Jérôme de Neuville a vidé totalement le bureau. Toutes les décorations ont été enlevées, les armoires ont été vidées, tous les raccourcis de l’ordinateur ont été supprimés. Il n’a même pas laissé l’écharpe mayorale qui est pourtant propriété de la commune. Bien qu’elle ait été remplacée par une nouvelle avec blason, elle aurait pu être exposée dans une vitrine de la salle du conseil » , regrette Thierry Missaire.
     
    En revanche, à Modave où la passation de pouvoir s’est opérée au sein d’un même parti (OSE), la transition entre Jeanne Defays et Eric Thomas s’est faite « en parfaite harmonie et bonne collaboration » , comme le précise Eric Thomas. « Nous nous sommes entendus sur ce que chacun souhaitait garder. À titre d’exemple, Jeanne Defays a repris des notes personnelles ».
     
    En gros, Eric Thomas a investi le bureau de sa prédécesseur pratiquement dans l’état où il l’avait laissé. Avec ses meubles et ses photos de paysages de Modave accrochés au mur. « Nous ne sommes tout de même pas à la Maison Blanche ou à l’Elysée où à chaque changement de président, on retapisse les murs » , se marre doucement le bourgmestre de Modave. qui ne comprend pas qu’on ne puisse pas laisser des informations utiles au suivant, des orientations, des notes personnelles qui peuvent aider à mieux appréhender certains dossiers.
     
    « Dans ces cas-là qui est le plus embêté ? Le personnel communal et les citoyens. »
     
    À Oreye, Jean-Marc Daerden reconnaît que cette situation, même si elle ne l’empêche pas de faire son travail correctement, lui complique un peu ses débuts de mayorat. « Je fais peut-être deux fois le travail, je n’en sais rien. C’est un peu dommage » , conclut-il
     
    Thierry Missaire abonde : « M ême si on peut s’appuyer sur les services sociaux, on prend plus de temps », regrette-t-il avant de conclure : « mais ce n’est pas grave, je sais me débrouiller ».
     
    (Article La Meuse MC. G 08/01)

  • La guerre des taxes entre PS et Ensemble. La tutelle invalide la baisse voulue par le PS!

    48368559_262486297759498_550896883619332096_n.jpgUn mois après la baisse des taxes votée par la majorité PS sortante, le groupe Ensemble révise les taux. Les taxes retrouvent leur niveau des deux dernières années, car la réduction votée par le PS n’a pas été validée par la tutelle en raison de la période transitoire entre l’ancienne et la nouvelle majorité.  

    Le taux de taxation des ménages change encore à Oreye. Un mois après la réduction adoptée par la majorité socialiste sortante, l’Impôt sur les Personnes Physique (IPP) et les centimes additionnels au Précompte Immobilier (PrI) retrouvent leur seuil de 2017 et 2018, soit 6,9% et 2600 centimes additionnels.
     
    Après deux exercices à un taux réévalué à la hausse en raison du dégrèvement fiscal, le PS a choisi un retour à 6% et à 1900 centimes additionnels en 2019. Ce vote est intervenu lors du dernier conseil de la mandature écoulée, juste avant le changement de majorité. Ce cadeau d’adieu du PS est mal passé chez Ensemble qui a dénoncé une volonté de nuire à la nouvelle majorité par le biais d’une « décision politique sans analyse approfondie qui ne va dans l’intérêt ni de la commune, ni des citoyens. »
     
    Jean-Marc Daerden, le bourgmestre, explique ce retour du taux au niveau des deux derniers exercices : « Le conseil communal du 12 novembre dernier a adopté une diminution à 6% de l’IPP pour 2019. Le Conseil communal a voté ce point proposé par un Collège en affaires courantes, or la prudence est recommandée durant cette période transitoire. Le PS n’a pas respecté ce délai de prudence. Le directeur financier n’a émis aucune objection sur le plan technique, mais a estimé cette décision prématurée. Ce 10 décembre, un arrêté de la tutelle a annulé la décision prise par la majorité sortante. Les investissements sont limités par cette réduction des taxes, donc la nouvelle majorité a préféré un retour au taux précédent. »
     
    Échevin des finances sortant, J. Maniscalco s’étonne : « La décision d’augmenter les taxes dans la foulée du dégrèvement, en 2016, s’était avérée difficile, mais Jean-Marc Daerden, alors président de l’USC n’avait pas voté… Et maintenant, devenu bourgmestre, cette hausse est privilégiée. Pourtant, le boni cumulé a atteint 1 million d’euros et le prochain boni est estimé à 1,7 million. Ensemble s’est reposé sur la note de la ministre MR Valérie De Bue pour que les taxes ne soient pas abaissées. » Jean-Marc Daerden répond : « La note de la ministre wallonne met en exergue le problème de cette diminution des taxes pendant cette période transitoire. Je l’ai dit au moment du vote et la décision de la tutelle m’a donné raison. »
     
    Les six élus PS ont voté contre cette revue des taxes, tandis que les sept conseillers Ensemble l’ont approuvée. Pour l’exercice 2019, l’IPP est donc à 6,9% et le PrI à 2600 centimes additionnels.
     
    Rencontre citoyenne du 2/12 
    A l’image du débat sur les taxes, la mandature s’annonce tendue puisque les six élus PS se sont opposés aussi à l’ajout de points à l’ordre du jour. La majorité des deux tiers n’étant pas réunie, l’inscription de ces points est reportée à la prochaine séance.
    En fin de séance, Olivier Jeuris (PS) interroge la majorité au sujet de la rencontre citoyenne de Noël le 22 décembre à Otrange : « Je m’interroge au sujet de l’événement. Est-ce une rencontre des nouveaux élus ou une fête de la victoire Ensemble ? S’agit-il d’une manifestation communale, car le logo d’Oreye n’apparaît nulle part ? Il faut clarifier la situation, car c’est très opaque. On n’a aucune information, ni invitation. » Jean-Marc Daerden confirme : « C’est une organisation communale ouverte à tous. Les ouvriers participent aux mises en place. C’est une rencontre des élus, pas une présentation officielle du Conseil communal. Un toutes-boîtes est distribué et, à l’instar des citoyens, tous les élus sont cordialement invités, les nouveaux comme les anciens. »
    (J.M 19-12-18)

  • Le nouveau Collège communal prendra place le 3 décembre prochain. Découvrez les attributions de chaque membre.

    Capture.JPGLe 3 décembre prochain, le nouveau collège va prendre place à la commune d'Oreye pour les 6 prochaines années.

    En voici les attributions:

    Jean-Marc Daerden deviendra bourgmestre avec les attributions suivantes:
    - Police
    - Zone de secours
    - Gestion du personnel
    - Etat civil
    - Population
    - Administration
    - Urbanisme
    - Communication

    Jean-Pierre Radoux deviendra échevin avec les attributions suivantes:
    - Les travaux
    - Le plan inondation
    - Le 3ème âge
    - L'
    énergie
    - Le patrimoine

    Dylan Dassy deviendra échevin avec les attributions suivantes:
    - Le sport
    - La jeunesse
    - Le bien-être animal
    - Les évènements

    Magali De Leeuw deviendra échevine avec les attributions suivantes:
    - L'enseignement
    - La culture
    - Le tourisme
    - Le jumelage
    - L'emploi
    - L'ALE

    Bernard de Sart deviendra le nouveau président du CPAS avec les attributions suivantes:
    - Le CPAS
    - La crèche communale
    - La petite enfance
    - Les finances
    - Les personnes handicapées

  • Jean-Marc Daerden bourgmestre et Bernard de Sart président du CPAS. Découvrez le nouveau collège communal.

    2.JPGBaisse de la fiscalité locale et pacte de majorité au dernier conseil communal de la mandature ce lundi. Le PS, avant son basculement dans l’opposition, diminue les taxes. Une décision critiquée par la future majorité Ensemble, dont l’exécutif s’officialise. Bernard de Sart laisse le mayorat à Jean-Marc Daerden et choisit la présidence du CPAS.

    Pour la dernière séance de la mandature, le Conseil communal d’Oreye fait exceptionnellement salle comble, lundi, au premier étage de l’administration. Une révision à la baisse de la fiscalité locale et la présence de Bernard de Sart ne sont sans doute pas étrangères à l’affluence… Au terme de la séance, la directrice générale reçoit le pacte de majorité : Jean-Marc Daerden est bourgmestre avec Jean-Pierre Radoux (qui occupe la place de Marie-Christine Warnant durant la suppléance de six mois de cette dernière au parlement wallon), Dylan Dassy et Magali De Leeuw échevins.

    « Qu’on respecte ma décision »

    Bernard de Sart, meilleur score de la liste gagnante Ensemble, choisit la présidence du CPAS : «  Je renonce, non sans regrets, au poste de bourgmestre. Je pèse le pour et le contre depuis un mois. J’effectue ce choix pour des raisons à la fois familiales et professionnelles. Je demande simplement qu’on respecte ma décision. Je ne quitte pas pour autant la vie politique. Si la tutelle valide cette décision, je présiderai l’action sociale dès la mi-janvier, mais je ne siégerai plus en tant que conseiller communal  », déclare Bernard de Sart qui démissionne donc du Conseil communal et, par conséquent, renonce au mayorat. La loi permet à une personne qui ne siège pas au Conseil de présider le CPAS pour autant que le Conseil de l’action sociale valide la proposition.

    « Pas d’urgence pour les taxes »

    B9717583030Z.1_20181113101108_000+GRJCDO70L.1-0.jpgL’installation du prochain Conseil intervient le 3 décembre. Entre cette date et la mi-janvier, c’est donc encore Joseph Maniscalco (PS) qui préside le CPAS. C’est d’ailleurs ce dernier, en sa qualité échevin des finances sortant, qui annonce la réduction des taxes : «  Après le dégrèvement fiscal octroyé par le ministère des finances à l’usine Bénéo Orafti, la commune a pris diverses mesures douloureuses et indispensables. Chaque service a réduit ses dépenses de 20 à 30 %, on a supprimé des primes et on a reporté nos investissements pendant deux ans. La mesure la plus contraignante pour les Orétois est apparue au niveau de l’augmentation de la fiscalité locale puisque l’IPP est passé de 6 à 6,9 % et le précompte immobilier a augmenté de 1900 à 2600 centimes additionnels.  »

    Retour de l’IPP à 6 %

    D’après les socialistes, ces efforts ont porté leurs fruits : «  On a clôturé le compte 2017 avec un million de boni, tout comme le budget 2018 également légèrement supérieur à un million d’euros. Les finances sont remises à flot, même si les électeurs ont sanctionné le PS pensant que la commune avait fait un boni sur leur dos. On a entendu le message des citoyens. On a ainsi décidé d’un retour de l’IPP à 6 %, et d’une réduction de 2600 à 2200 du PrI. Malgré cette diminution, un boni de 200.000 euros est projeté. Cette proposition a reçu un avis favorable du Directeur financier, tant sur le plan technique que légal. »

    Les débats se musclent quand le prochain bourgmestre Jean-Marc Daerden, documents à l’appui, doute des intentions socialistes. «  Théoriquement, en période électorale, il revient aux Conseil et Collège sortants d’expédier les affaires courantes jusqu’à l’installation de leurs successeurs. Or, cette décision est susceptible d’avoir des conséquences au-delà de l’exercice budgétaire en cours. Je ne conteste pas la nécessité d’une réduction, mais l’urgence n’apparaît pas et il n’y a rien d’immédiatement indispensable qui justifie ce choix, surtout en période de prudence post-électorale.  »

    Chef de file de l’opposition Osez et tête de liste Ensemble, Bernard de Sart critique un acte politique : «  La réduction des taxes ne figure même pas dans le programme du PS. Le Directeur financier souligne un boni de 700.000 euros, mais ne garantit pas un maintien de ce boni pour les prochains exercices. Je suis ravi du boni, mais personne ne l’explique. C’est une décision politique, sans analyse approfondie, qui ne va dans l’intérêt ni de la commune, ni des citoyens. Ce choix ne vise qu’à nuire à la prochaine majorité.  »

    La baisse de l’IPP et du PrI passe majorité contre opposition.

    Article WEB du jour de Julien M.