• Grève au TEC Liège: un chauffeur se fait tirer dessus à Droixhe. Les dépôts de bus à l'arrêt!

    Les chauffeurs des dépôts TEC de Robermont, de Jemeppe et de Hesbaye sont partis en grève ce lundi en fin de matinée suite à une agression dont a été victime l’un des leurs quelques heures plus tôt. L’espace TEC de la place Saint-Lambert a lui aussi fermé ses portes dans la foulée.

    Cette grève surprise, qualifiée d’émotionnelle tant par la CGSP que la direction du TEC, fait suite à un incident survenu à Droixhe, dans les environs de la place Louis-de-Geer. « Ce lundi matin, un bus de la ligne 17 sortait du dépôt quand il a essuyé des coups de feu, détaille Dona Balbo, la secrétaire régionale CGSP pour le TEC Liège-Verviers. Des impacts ont été retrouvés à l’arrière du véhicule. »

    Un incident confirmé par Carine Zanella, la porte-parole du TEC Liège. « Le bus a reçu un projectile qui a brisé la vitre arrière », confirme-t-elle.

    Fort heureusement, personne n’a été blessé. Le chauffeur du bus a toutefois été choqué par cette agression, qui fait suite à d’autres faits commis ces dernières semaines à l’encontre des bus du TEC.

    « On constate pour l’instant une recrudescence de violence contre les bus, continue Mme Balbo. Notamment du côté de Droixhe et de Rocourt. Et il s’agit de faits assez conséquents. Suite à des jets de pierres notamment, des usagers ont ainsi été blessés. »

    e lundi matin, la police liégeoise est donc montée à Robermont pour mener les premiers devoirs d’enquête suite à cette énième agression, mais également afin de tenter de trouver des solutions à cette vague d’agressions.

    « La police est sur place pour analyser les incidents et chercher des solutions pérennes à cette vague de violence, confirme Mme Zanella. Parce qu’il y a effectivement eu une série d’incidents ces dernières semaines, toujours dans le même coin. »

    Sous le choc, les chauffeurs du TEC ont décidé de se croiser les bras, au moins pendant quelques heures. Une réunion est toutefois prévue en début d’après-midi entre la direction du TEC et les organisations syndicales.