• Un spectacle aura lieu le 26 octobre prochain au château d'Otrange. L’entrée est gratuite, mais la représentation est « au chapeau »

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    La compagnie orétoise Imagin’Art accueille « La faim du Loup », un spectacle de François Roux avec le comédien Georges Bécot. Ce dernier a été récemment fait Chevalier de l’Ordre des Arts et Lettres par le ministère français de la culture. Georges Bécot se produit dans deux cadres particuliers et exceptionnels : samedi au château d’Otrange, à Oreye, et dimanche sur une péniche namuroise.
     
    Thibault Moës, comédien et président de la compagnie Imagin’Art, présente cette production parisienne : « C’est un honneur d’accueillir ce spectacle vivant en Belgique. Nous connaissons Georges Bécot depuis quatre ans. C’est un honneur de le recevoir à Oreye. Les deux lieux conviennent à la manière dont la pièce se joue. Georges Bécot apprécie l’intime et la rencontre. Cet artiste introduit un rapport de proximité avec le public, à l’image de ses représentations dans un appartement à Paris. »
     
    Vieux soldat réactionnaire
    « La faim du Loup » porte un message, mais ce théâtre ne se veut pas élitiste. Georges Bécot évoque l’histoire et le personnage qu’il incarne : « Cette pièce s’inspire de loups présents dans des contes, du Petit Chaperon Rouge à la Chèvre de Monsieur Seguin en passant par la Barbe Bleue et d’autres. La faim du Loup raconte l’histoire d’un vieux soldat qui vit dans une caverne. Cet ancien guerrier, au discours réactionnaire, déteste tout le monde. Il revisite des contes et, sous ses dehors réactionnaires, ce vieux soldat se révèle finalement plein d’humanité, car il regrette avoir tué un loup. » Georges Bécot évolue au plus près des spectateurs : « La proximité induite par l’endroit fermé dans lequel se joue la pièce se prête au propos. Des contacts, tantôt directs et tantôt indirects, se nouent avec le public. C’est un spectacle assez frontal. » Le comédien français, âgé de 72 ans, revient avec plaisir en Belgique : « J’adore la transmission et l’invitation de la compagnie orétoise me réjouit. J’organise des cours à Paris, malgré ma retraite du Cours Florent. Je donne des séances et je monte des spectacles. »
     
    L’entrée est gratuite, mais la représentation est « au chapeau ». Les réservations sont souhaitées, car le nombre de places est limité.