Grandville: Jean-Marc a récolté 24 kilos de miel par ruche cette année! L’apiculteur est satisfait de sa production.

Capture.JPGSi la récolte de miel dans les ruches belges s’annonçait catastrophique, Jean Marc Simar, un apiculteur d’Oreye n’a pas à se plaindre. Les conditions climatiques n’ont pas impacté sa production. Jean-Marc a récolté environ 24 kilos par ruche. 
 
Plonger ses mains dans une ruche au milieu de milliers d’abeilles au dard pointu pour y cueillir un précieux nectar a de quoi en repousser plus d’un. D’autres, au contraire, sont fascinés par ces insectes butineurs au comportement unique. Jean-Marc Simar, apiculteur depuis 1996 est un véritable amoureux des abeilles. Grâce à ses 14 ruches et 6 ruchettes, Jean-Marc a produit environ 336 kilos cette année. « Les conditions climatiques n’ont pas contrarié ma récolte. Une réserve naturelle se situe à proximité où l’on peut retrouver des tilleuls, des ronces. Les abeilles trouvent facilement de quoi butiner et peuvent se nourrir. J’ai également planté des arbres fruitiers dans le jardin », nous explique le producteur de miel.
À l’arrière de sa ferme, Jean-Marc Simar s’est créé son « petit paradis ». Au milieu des fleurs, des fruits et légumes et des arbres luxuriants, des dizaines de milliers d’abeilles butinent aux quatre coins de la bâtisse. Une année fructueuse pour l’apiculteur ; le cycle des abeilles n’a pas été touché. « Il est évident que les quantités varient en fonction des années mais je peux dire que cette année, c’était plutôt satisfaisant », ajoute-t-il.
 
Une stimulation en février
Être apiculteur, ce n’est pas simplement récolter du miel. Il faut entretenir ses ruches. Dès le mois de février, Jean-Marc visite et stimule ses ruches avec des protéines végétales. « Je donne du pollen aux abeilles avec du miel et de la farine de pois chiches. En hiver, je m’assure qu’il y a assez de nourriture », poursuit le producteur de miel. Au sein de la ruche, des milliers d’abeilles cohabitent et s’entraident pour un seul but commun : la survie de la colonie. « J’ai plusieurs reines qui fécondent. Les ouvrières lui apportent de la nourriture nécessaire et assurent le nettoyage », explique Jean-Marc Simar.
 
Soigner ses abeilles
L’Orétois est aussi soigneur d’abeilles. À la fin de la récolte, il faut prêter attention à son élevage qui peut être guetté par un acarien qui se pose sur les abeilles. « Le varroa vit sur le dos des abeilles. C’est comme si un être humain vivait avec trois rats sur le dos », raconte l’apiculteur. Ce parasite est à l’origine de la mortalité de ces insectes volants. « Je dois injecter du produit qui va éradiquer la bactérie que j’introduis dans les larves d’abeilles » explique-t-il.

Être apiculteur, un métier à risques

Capture2.JPGAfin de mettre en pot le miel, Jean-Marc procède à la récolte. Une récolte qui n’est pas si simple. « Le miel est placé dans les alvéoles. Lorsque les abeilles ont implanté le miel, elles ferment le trou avec un opercule. Je passe ensuite pour récolter à l’aide d’une fourchette pour enlever les petits couvercles. Le miel apparaît et tombe dans un récipient en dessous. Il faut ensuite le mettre dans un centrifugeur et dans un maturateur », se réjouit Jean-Marc Simar.
 
Plusieurs fois par semaine, Jean-Marc se rend dans ses ruches. L’apiculteur doit revêtir une combinaison qui le protège des piqûres d’abeilles. « Il faut également enfiler un voile sur le visage (la vareuse) qui va tout de même permettre une certaine vision », explique Jean-Marc Simar. Il est évident que cette profession n’est pas sans risque puisque durant notre reportage, les abeilles nous ont piqués à travers le pantalon. En cas de piqûres, il est urgent de faire aspirer le venin. Le dard et le venin doivent être extraits rapidement. Les piqûres pourraient provoquer une réaction allergique et une hospitalisation dans les cas les plus graves.
 
Des abeilles excitées en fonction de la météo
Très influencé par les conditions climatiques, le système nerveu des abeilles dépend de la météo. « S’il fait orageux, c’est dangereux de visiter les ruches car elles sont trop excitées. C’est à ce moment-là qu’elles piquent plus facilement. Lorsqu’il pleut, il n’est pas conseillé d’ouvrir la ruche, je pourrais perdre les abeilles », conclut l’apiculteur.

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Article La Meuse 17-08-2019 A.D

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