Judiciaire: un peu de sursis probatoire pour le jeune Orétois dangereux.

tfxh.JPGLa cour d’appel de Liège a condamné un Orétois, ce jeudi, à une peine de cinq ans de prison assortie d’un sursis pour un an. Âgé de seulement 19 ans, le jeune homme a déjà donné pas mal de fil à retordre à la justice : il avait commencé tôt, avec de nombreux délits lorsqu’il était mineur d’âge, ce qui avait donné lieu au panel complet de « mesures encadrantes » qui n’avaient eu aucun effet.
 
La première série de méfaits pour lesquels il vient d’être jugé avait été commise entre mai et août 2016, dans les environs de Waremme : les victimes étaient soit des inconnus croisés en rue, soit des gens qu’il connaissait, par exemple la petite amie d’un copain qui, selon lui, lui devait de l’argent. Une même victime, mineure d’âge, avait même été attaquée deux fois par l’Orétois. La technique était toujours la même : il sortait son couteau, le plaçait sur le ventre de sa victime puis menaçait de la « planter » si elle ne lui donnait pas ce qu’il voulait.
 
Deux home-jackings
Au début août 2016, le juge d’instruction l’avait remis en liberté sous conditions. Deux semaines plus tard, il avait commis un home-jacking chez une septuagénaire waremmienne, la grand-mère d’une amie, dont il était parvenu à avoir un double de la clé de maison.
 
La vieille dame regardait la télévision dans son lit, vers 22h45, lorsque trois individus encagoulés avaient fait irruption chez elle. Ils l’avaient délestée de ses biens en la menaçant de lui tirer une balle dans la tête.
Un deuxième home-jacking avait été perpétré par Quentin, en janvier 2017, chez de jeunes amies d’un de ses complices. L’Orétois est également coupable d’avoir participé au braquage d’un Spar de la région, le 3 février 2017, puis dans une supérette de Donceel, le lendemain.
 
En première instance, le jeune homme avait écopé d’une peine de sept ans de prison. Devant la cour d’appel de Liège, Me Rodeyns, à la défense, avait insisté sur la nécessité d’encadrer ce jeune homme afin d’assurer sa réinsertion. Il a été entendu sur ce point, car l’année de sursis octroyée à son client est assortie de conditions probatoires, dont celle de se livrer à une activité bénévole. (LWS - La Meuse 30-03-18)

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