Les salles communales enflamment le Conseil communal!

Capture.JPGRarement un Conseil communal orétois ne s’est autant tendu ces dernières années. Le ton est monté entre l’opposition et la majorité socialiste à propos de la gestion des salles communales. Certains élus de la minorité ont réclamé aux comités la présentation de leurs comptes, or comme la commune n’a jamais subsidié le fonctionnement des salles, ces comités ne sont pas tenus de présenter leur bilan financier.
 
Le président démissionnaire de l’USC a précédemment interrogé la majorité sur la gestion des salles communales. Les élus socialistes ont répondu aux questions de Jean-Marc Daerden, ex-PS devenu donc conseiller indépendant, à propos des comptes des comités s’occupant de ces infrastructures communales.
 
Au nom de leur comité respectif, Michel Masset et Jean-Marie Capelle ont détaillé les activités et tarifs relevant de la gestion des infrastructures de Grandville et Otrange.
 
L’opposition ne s’est pas satisfaite des réponses apportées et le ton est monté. « Des associations comme le hall omnisports et le club de football présentent leurs comptes pour des questions de transparence. Je suggère de constituer les comités qui gèrent les salles en ASBL afin de présenter leurs comptes plutôt qu’un bilan des activités », réclame Jean-Marc Daerden.
 
Capture2.JPGMembre d’un comité et conseiller communal, Jean-Marie Capelle (PS) exprime son point de vue : « Des bénévoles se dévouent pour la gestion de ces salles. Les comités organisent de nombreuses activités afin qu’aucun frais n’incombe à la commune. Le club de la jeunesse s’occupe de la salle d’Otrange depuis 1971, on ne demande rien alors que ces salles communales restent gratuites pour les associations orétoises. »
 
L'Échevin des finances appuie que « ces salles ne coûtent rien à la commune et que les associations en bénéficient gratuitement, alors qu’engager un agent pour le faire constituerait une charge à mi-temps… »
 
Bernard de Sart (Osez) intervient : « L’initiative de la transparence ne revient pas à la minorité, on travaille pour garder l’église au milieu du village », tempère-t-il.
 
Rien n’oblige un comité orétois de présenter ses comptes à la commune. « Seules les associations bénéficiant d’un subside supérieur à 1.240 euros sont tenues par cette obligation devant le Conseil communal, or la commune ne verse strictement rien aux comités qui gèrent ces salles », conclut Isabelle Albert.
 
À un an des élections locales, les débats se musclent déjà dans l’entité sucrière...
(Article du journal La Meuse J.M)

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