L’inspecteur de police battait ses 4 filles. L'Orétois vient d’être condamné par le tribunal correctionnel de Liège.

Capture.JPGUn inspecteur principal de police liégeois vient d’être condamné par le tribunal correctionnel de Liège pour avoir, à plusieurs reprises en 2012-2013 et une fois à la fin 2014, frappé ses quatre filles. Il contestait les faits de violence, évoquant de « simples fessées ». Mais il reconnaissait la seconde prévention, qui était d’avoir utilisé les banques de données policières afin de vérifier… si certaines femmes qui lui plaisaient étaient célibataires.
 
C’est en mai 2013 qu’une enquête avait été ouverte lorsque la directrice de l’établissement secondaire liégeois fréquenté par sa fille aînée avait alerté les autorités judiciaires.
 
Au PMS, la jeune fille, âgée de 15 ans, avait confié ne plus vouloir aller à l’école parce qu’elle redoutait que son père vienne la chercher et qu’elle regrettait que sa mère se soit remise avec cet homme violent. Les gamines, âgées de 15, 12, 10 et 9 ans, avaient toutes été auditionnées. Elles avaient relaté le même type de scènes de violences, avec des fessées à la douleur supportable quand il était sobre, et des fessées « qui brûlaient » quand il avait bu. Les corrections pouvaient être plus fortes encore pour des raisons futiles telles qu’une télé pas éteinte ou le chien resté dehors : coups de poing dans le dos, poussées à terre… Les enfants, que l’expert psy a estimés « tout à fait crédibles » dans leurs propos, avaient été confiés à leur mère, qui avait fini par divorcer. Mais lors d’un droit de garde, à la fin 2014, les jeunes filles avaient appelé leur tante à l’aide suite à un « pétage de plombs » de leur père. Des certificats médicaux avaient été rédigés pour les 4 enfants : la plus aînée présentait un impact important aux côtes flottantes avec risque de rupture de la rate, la 2e affichait un hématome au tympan, un choc à la tête et des pertes d’équilibre, la 3e avait une entorse au poignet et la cadette une trace de coup direct sur la cuisse.
 
Le policier, habitant Oreye, qui aura 60 ans cette année, a décidé de prendre sa retraite. Il est sans casier judiciaire et obtient la peine de travail sollicitée. Elle est de 120 heures, et sera remplacée par 18 mois de prison s’il ne l’accomplit pas. Il écope en outre d’une amende de 6.000 euros. (article la Meuse Liège 23/03 LWS)

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