Tennis: un Orétois intègre le classement ATP. Loïc Cloes a fait honneur à sa wild card !

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En franchissant le premier tour au 10.000 $ de Huy, Loïc Cloes a décroché son premier point au classement ATP. Le début d’une longue série ?  

Le 10.000$ de Huy, qui s’est déroulé fin août, restera à jamais gravé dans la mémoire d’un Orétois. C’est en effet à cette occasion que Loïc Cloes (17 ans), classé B-15/4, a décroché son tout premier point au classement ATP. « Je devais jouer la tête de série numéro 1 mais, finalement, j’ai hérité d’un lucky loser qui était 1.600e mondial. Trop stressé, je perds le premier set avant de m’imposer 3-6 6-4 6-2 en 2h30. Blessé au quadriceps, j’ai hésité à abandonner et j’ai fait appel au kiné à 2-3 reprises. Vu que mon adversaire était prenable, je me suis accroché. Je devais aussi renvoyer l’ascenseur à la Fédération qui m’avait donné une wild card. Entrer directement dans le tableau final m’a permis d’arriver frais, en économisant 3 tours. Cela m’a aidé à me surpasser. »
 
Une persévérance qui fut récompensée même si le rêve s’arrêtait déjà au tour suivant. « L’Allemand était plus fort et classé aux alentours de la 950e place. Je m’incline 7-6 6-1. Mais l’important était acquis. J’étais super content car c’était vraiment un palier que je devais franchir. J’étais déjà passé à deux doigts de ce premier point l’an dernier. Dorénavant, j’aborderai mes 10.000 $ sans stress. »
Il a failli doubler son capital mardi, au 25.000$ d’Arlon. Malheureusement, il s’est incliné en 3 sets face au 1544e mondial.
 
Cette saison, Loïc a tout de même remporté trois Messieurs 1 (Baudouin, Lambermont et Ans). « J’espère monter série A. Si c’est le cas, je passerai de la 116e place belge à la 40-50e. Mais, vu que le mode de calcul change, je ne suis sûr de rien. »
 
Pour grimper dans la hiérarchie, il a suivi assidûment les conseils de Reginald Willems, Didier Jacquet et Andy Minguet, auxquels il doit beaucoup. Mais ce grand fan de Roger Federer sait qu’il doit continuer à travailler d’arrache-pied. « Surtout mon revers. Même si j’ai progressé, je manque encore de régularité. Mon mental est également un point faible. J’ai tendance à m’énerver trop vite. Mes armes, ce sont mon coup droit et mon service. Ma taille (1,94 m) m’aide bien dans ce domaine. »
 
Des études dans une université américaine dès le mois de janvier...
 
loic cloes,tennis,oreyeSon diplôme de secondaire en poche (il était au tennis-études de l’Athénée Marguerite Bervoets de Mons), Loïc peut à présent se concentrer pleinement sur sa carrière. En janvier, il partira d’ailleurs aux Etats-Unis pour combiner le tennis et l’université. « J’ai plusieurs propositions. Sur une quinzaine de demandes, j’ai sélectionné 6 très bonnes écoles. Mon choix n’est pas encore arrêté. Je dois d’abord passer des examens puis on verra en fonction des résultats. J’ai des opportunités à Los Angeles, New Mexico (2), en Arizona, en Utah et dans le Mississipi. L’Arizona State University me tente beaucoup, tant pour le niveau scolaire que pour les infrastructures.
 
Pour le tennis, ils n’intègrent que des joueurs du top 1.000 mondial. C’est avec eux que j’ai le plus de contacts et ils sont vraiment intéressés. Et, à mon retour, pourquoi ne pas me lancer un an ou deux sur le circuit. C’est vraiment mon ambition. J’ai déjà vécu quelques expériences à l’étranger (France, Espagne, Pays-Bas, Slovénie, Slovaquie, Malte…) et c’est dans ces moments-là qu’on grandit mentalement. Ce sont de belles expériences à vivre, même si très compliquées, car elles permettent de se rendre compte du niveau des adversaires. »
 
L’Orétois garde cependant bien les pieds sur terre. « Plein de petits critères et détails entrent en ligne de compte. Il faut aussi une dose de chance et ne pas être confronté aux blessures comme Steve Darcis. J’ai eu l’occasion de m’entraîner avec lui, ainsi qu’avec David Goffin. Ce sont vraiment deux gars gentils, humbles, qui ne se prennent pas la tête et qui n’hésitent pas à prodiguer des conseils aux jeunes. »
Deux exemples à suivre…

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