L’objectif de 10% de logements publics dans nos communes est très loin d’être atteint : 5,32% à Oreye, 0% à Crisnée et Geer !

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Deux communes de Hesbaye liégeoise ne disposent quasiment pas de logements publics : Crisnée et Geer.

Toutes deux se situent loin de la moyenne wallonne de 7%, et encore plus loin de l’objectif fixé par la Wallonie, qui est de 10%.

En 2012, Crisnée et Geer étaient les seules à ne pas avoir de logements publics. Depuis lors, Geer en compte deux sur son territoire depuis lors : « La commune ne possédant pas beaucoup de bâtiments où créer des logements publics. Mais depuis quatre ou cinq ans, nous avons initié une politique pour faire des logements sociaux avec toute une structure qui se met en place. Plusieurs projets arrivent d’ailleurs au stade des finitions », explique Michel Dombret, le bourgmestre de Geer.

« Nous avons commencé par réaffecter certains lieux pour faire du social, mais nous avons également entamé un partenariats public-privé pour en construire davantage.

C’est ainsi que la commune cède des terrains pour y construire des appartements avant de les retrouver. Déjà d’ici quelques mois, cinq logements seront terminés, notamment dans les anciens presbytères », poursuit-il.

UN LOGEMENT D’ACCUEIL D’URGENCE

La commune pourrait ainsi se rapprocher de la moyenne, mais le mayeur geerois imagine difficilement atteindre le seuil des 10% de logements publics : « C’est impossible, malgré nos efforts, car nous ne disposons pas des fonds nécessaires pour en construire, ni des finances pour rénover autant de bâtiments. »

Du côté de Crisnée également, le nombre de logements publics demeure proche du néant. La commune dispose d’un logement d’accueil d’urgence. Mais le bourgmestre planche sur plusieurs projets: « Nous avons lancé un projet de deux ILA, des initiatives locales d’accueil, comme par exemple pour accueillir des réfugiés.

La commune n’a pas les infrastructures en nombre pour réaliser autant de logements publics, mais nous y travaillons.

Quatre logements sont en projet et pourraient voir le jour d’ici deux ans », explique Philippe Goffin, le mayeur de Crisnée.

Article de journal de Julien Marique.

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