Entretien avec Karin Withofs, capitaine et présidente du Basket Club Oreye

karin 2.JPGOreye constitue une des belles surprises de la saison. A sa tête, la capitaine Karin Withofs est un pion incontournable sur et en dehors du terrain. Et, malgré les blessures, elle ne compte pas « lâcher » ses équipières et amies.

 

Comment se sont passées vos fêtes de fin d’année, pas trop d’excès ? Très bien, il faut savoir que jene fais jamais d’excès.

 

Avant la reprise, on avait quitté Oreye à la 2e place derrière Huy et à égalité avec Cointe, surprise ou pas de ce classement ? Un peu surprise mais notregroupe est tellement solide quecela nous aide à gagner beaucoupde matchs.

 

L’an dernier, à la fin de la saison, vous aviez comptabilisé 11 succès pour une 9e place finale. Là, vous en êtes déjà à 12 (en 15 matchs), qu’est-ce qui a changé en quelques mois ? Nous jouons mieux en défenseque l’année passée (Oreye possèdela 3e défense du championnatderrière Huy et Hannut).Sabine Herben ne savaitpas si elle allait encore resteravec nous cette saison. Nousvoulons alors lui prouverqu’elle a fait le bon choix. Nousavons aussi Sabine Henrard quiest avec nous sur le banc, quinous conseille également.

 

Forcément, vous allez être attendu dans ce second tour. Pensez-vous être en mesure de rééditer pareil parcours, sachant que la majorité de vos succès l’ont été sur des courts écarts ? Je l’espère ! Nous venons de perdre le match de Sprimont comme au 1er tour. Superstitieuse comme je suis, j’espère que nous allons gagner et perdre comme au 1er tour.

karin.JPGEn tant que joueuse et capitaine, pensez-vous possible une montée à l’échelon supérieur ? L’étage supérieur ne nous intéressepas ! Nous sommes beaucoupà être mamans et certainesont repris des études enplus de leur travail. Donc unentrainement semaine plus unmatch dans notre région estsuffisant.

 

Vous possédez également une autre casquette au sein du club puisque vous en êtes la présidente, n’est-ce pas quelque chose de trop difficile à gérer ? Quel genre de présidente êtes-vous ? Je suis présidente sur le papiermais nous prenons souvent lesdécisions ensemble. Je préfèremon rôle de capitaine.

 

On parle souvent de votre 3e mi-temps légendaire, où en êtes-vous de cette conquête du titre à ce niveau ? Nous sommes encore largementen tête. Nous venons de perdrece week-end et tout le mondeest resté pour boire un verre ouplus. Un petit clin d’oeil à monbinôme d’entrainement qui estrestée alors qu’elle n’avait pasdormi beaucoup parce qu’ellerecommençait les nuits. Nousnous disons souvent que nousallons rentrer tôt mais lorsquenous sommes ensembles, impossiblede rentrer. En résumé,nous ramassons beaucoup decartes rouges lorsque nousrentrons chez nous.

 

Enfin, plus personnel, vous avez subi (ou subissez) quelques blessures, pensez-vous tout doucement à passer la main dans un futur proche ? Impossible pour moi d’envisagerd’arrêter. Je m’amuse tropbien avec les copines même s’ilm’est impossible de jouercomme je le voudrais. Rien quede faire partie de ce supergroupe me plait.

 

L’AVIS DE SABINE HERBEN À PROPOS DE SA CAPITAINE.

Qui pourrait être mieux placé que Sabine Herben, sa coach, pour nous dresser le portrait de Karin ? Personne, assurément. « Ka est le sage de l’équipe, avec un comportement irréprochable, jamais absente, toujours prête au combat malgré une douleur constante au niveau des tendons d’Achille. Elle est le moteur de l’équipe. Elle sait booster les joueuses, elle sait aussi pousser une gueulante quand il le faut. » Bref, un personnage incontournable. «Karin, c’est Oreye ! Sans elle, le club ne serait plus là ! Elle se bat pour garder cette équipe, elle se dévoue pour que les finances nous permettent de continuer et elle cumule le rôle de capitaine et de présidente en plus de son boulot et de sa vie de famille. Je pense que les filles la respectent aussi pour ça ! »

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