La hache de « guerre scolaire » déterrée lors du dernier conseil communal orétois !

L’opposition orétoise dénonce le coût trop élevé de l’enseignement pour le budget communal. Elle met aussi en avant les différences très élevées entre le communal et le libre. Selon le conseiller Bernard de Sart, un élève de l’école d’Oreye coûte au contribuable orétois environ 1430 euros par an. Un élève de l’école de Lens-sur-Geer environ 500 euros par an. Ambiance !

 

école oreye.JPGLors du dernier conseil communal orétois, il y avait des parfums de guerre scolaire. En effet, le groupe d’opposition Osez a présenté des chiffres sur les coûts des deux écoles de l’entité, l’école communale d’Oreye et l’école libre de Lens-sur-Geer. Selon Bernard de Sart, un élève de l’école d’Oreye coûte au contribuable orétois environ 1430 euros par an. Un élève de l’école de Lens-sur-Geer environ 500 euros par an. Ce qui a suscité beaucoup de débats. « Cela a été houleux, mais ce n’était pas mon but. Je voulais juste interpeller sur le fait que l’enseignement communal coûte cher à Oreye », précise le chef de l’opposition. Isabelle Albert a une vision radicalement différente des choses. « Cela fait un petit temps que je remarque qu’ils commencent à politiser tout ce qui touche à l’enseignement. Pourtant c’est clair. La commune d’Oreye est le pouvoir organisateur (PO) de l’école communale et l’école de Lens-sur-Geer a son propre PO. Ils disent que les élèves des deux écoles ne sont pas traités de manière égale mais ça n’a rien avoir. Ce sont des amalgames. Ils déterrent la hache de « guerre scolaire » qui n’est pas du tout liée à notre niveau de pouvoir ».

 

Au-delà de cette différence de traitement, le groupe Osez voulait aussi mettre en avant le coût global de l’enseignement à Oreye. « Cela coûte environ 90 euros par an par habitant. Or, dans une enquête de Belfius, la moyenne des dépenses pour l’enseignement dans des communes de moins de 10.000 habitants s’élève à plus ou moins 30 euros. Ma question est de savoir si on continue dans ce sens-là ou si on doit devenir raisonnable au niveau des dépenses communales ?», explique Bernard de Sart. La bourgmestre n’était pas en mesure de confirmer ou d’infirmer les chiffres de l’opposition mais précise que « notre priorité est d’investir dans l’enseignement communal, peut-être plus que par rapport aux autres communes ».

 

En outre, une nouvelle pièce est venue s’ajouter à ce puzzle. En effet, le budget extraordinaire prévoit un investissement de 300.000 euros pour quatre nouvelles classes en préfrabriqué, un peu sur le modèle de ce qui s’est fait à Verlaine. Le délai ? « Le plus rapidement possible. L’objectif c’est pour la rentrée prochaine, c’est super optimiste mais on y croit », dit Isabelle Albert. Ces classes prendraient place dans la cour de l’école située entre le hall et le bâtiment de l’école.

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