« Ce sont des finances aux couleurs flamboyantes. Oreye bénéficie d’un boni énorme, vous êtes assis sur un trésor »,

finance.jpgAu dernier conseil communal orétois, le receveur régional, José Istaz, est venu présenter les comptes de la commune. « Ce sont des finances auxcouleurs flamboyantes. Oreye bénéficied’un boni énorme, vousêtes assis sur un trésor », a-t-il déclaré. Il est vrai qu’avec un résultat budgétaire à l’ordinaire (ce que la commune dispose comme réserve effective) de 3.162.939 euros, Oreye a encore de quoi largement voir venir.

 

Néanmoins, il a quand même attiré l’attention sur le fait que l’an dernier la commune a eu plus de dépenses que de recettes. Ensuite, il a analysé les postes qui ont le plus changé par rapport au précédent exercice. C’est ainsi que les dépenses au niveau du personnel ont augmenté de 164.000 euros et celles de fonctionnement de 149.000 euros. En outre, le receveur régional a pointé du doigt le coût que représente la crèche communale. En effet, celle-ci coûte 315.000 euros par an et n’en rapporte que 181.000. La création de cette infrastructure entraîne donc la perte de 134.000 euros par an. Il a aussi calculé que les parents

payaient ensemble 65.000 euros, donc 1/5 du coût réel. Cette réalité n’avait pas l’air d’émouvoir la majorité, ni l’opposition, qui ont préféré insister sur le service rendu à la population. «On savait que la crèche serait un poids financier et on assume les conséquences », a par exemple commenté Isabelle Albert.

 

Bernard de Sart, conseiller de l’opposition, a quand même interpellé la majorité sur les comptes. « Va-t-on revoir la gestion des dépenses au sein de la commune ? Ne doit-on pas arrêter l’hémorragie ? Est-ce qu’il y aune volonté de revoir certaines dépenses importantes ? ». Les différents échevins ont alors répliqué qu’ils avaient déjà renoncé à plusieurs projets pour ne pas trop dépenser.

 

Néanmoins, José Istaz tenait à rassurer tout le monde. «Oreye est une commune qui peut se permettre de grignoter ses réserves, tout en conservant encore une grande marge de manœuvre ».

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