Les maîtres-chiens de la police à l’exercice au presbytère de Grandville !

DSC_0040.JPGCe mardi, les Oretois se sont probablement posé des questions en apercevant les sept voitures de police devant l’ancien presbytère de Grandville, rue Louis Maréchal. Qu’ils se rassurent, rien de grave n’est arrivé. Il s’agissait seulement d’une formation des futurs maîtres-chiens de la police. Le programme du jour : apprendre aux chiens à obéir lors d’une attaque.

L’inspecteur Gilles n’a pas vraiment un métier qui fait rêver. Ce formateur des maîtres-chiens de la police a passé la journée d’hier, dans une combinaison en mousse à se faire attaquer par des chiens. Et s’il est bien protégé, le molosse peut parfois faire mal. Mais il faut en passer par là pour que les animaux et leurs maîtres puissent apprendre à intervenir sur le terrain, avec un maximum de sécurité.

ILS ATTAQUENT LE FORMATEUR

Capturer2.JPGHier, les futurs maîtres-chiens de la police ont passé la journée dans une petite maison vide du village de Grandville à Oreye. Une dizaine de policiers, candidats pour faire partie des équipes cynophiles parachevaient leur premier niveau de formation en s’entraînant avec leur animal respectif. Le but : faire obéir le chien lors d’attaques. L’inspecteur Decoq est formateur à l’école de Jurbise. Il nous explique le travail qu’ils ont effectué à Oreye.  « Les policiers qui veulent devenir maîtres-chiens doivent subir plusieurs volets de formation. Ceux qui sont ici terminent le premier volet de leur apprentissage. Ils y ont appris à faire obéir le chien aux commandements, à se faire respecter. C’est la base pour les interventions. Ceux qui vont réussir devront alors passer par une deuxième étape où ils apprendront les attaques ».

DSC_0038.JPGEn fin de formation, les deux inspecteurs testaient aussi les animaux de chacun des élèves en leur faisant pratiquer des attaques. L’inspecteur Gilles était donc placé en haut d’un escalier, dans sa combinaison de mousse. Chaque élève montait avec son animal et le formateur leur jetait des objets en mousse. Le chien devait alors, sur ordre de son maître, attaquer l’inspecteur Gilles, recevoir des coups de baguettes et ne pas le lâcher, avant l’ordre clair et précis de son maître. Un exercice particulièrement impressionnant. « On teste la capacité d’obéissance du chien, mais aussi sa résistance lors d’une attaque. Il faut que le policier ait un contrôle absolu sur son animal pour des raisons de sécurité évidentes. Mais il faut aussi qu’il soit habitué à différentes situations, à recevoir des objets, et parfois même des coups. Nous ne leur faisons pas mal ».

Par la suite, chaque policier pourra continuer sa formation et pourquoi  pas, spécialiser son chien. Certains sont chargés de rechercher les drogues, les explosifs ou encore les personnes.

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