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  • L’Orétois Tom Jenné suit la coupe du monde de football en Russie! Il nous raconte son voyage...

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    La plupart des Belges suivent la Coupe du Monde à la télévision, ou via les journaux et internet. D’autres ont choisi de se rendre directement en Russie pour vivre l’événement de l’intérieur. C’est le cas de Tom Jenné, Orétois d’origine et ancien collaborateur de La Meuse Huy-Waremme, qui voyage avec un de ses amis. Sur place depuis le 21 juin, il multiplie les kilomètres pour assister aux rencontres des Diables Rouges mais également des plus grandes nations du ballon rond. Malgré des réseaux téléphoniques et internet instables, nous avons abordé différents thèmes avec lui.  

    1 La Belgique, le Brésil, l’Espagne et l’Argentine en 5 jours
    Depuis son arrivée sur le sol russe, Tom a assisté à Brésil-Costa Rica et à Belgique-Tunisie. Ce lundi, place à Espagne-Maroc et ce mardi à Argentine-Nigéria avant de retrouver les Belges, jeudi, face à l’Angleterre. « On avait acheté nos places avant le tirage au sort, en nous concentrant sur Kaliningrad et Saint-Pétersbourg, qui sont proches. On ne savait donc pas qui on verrait, à part les Belges. On verra aussi un des huitièmes de finale, sans doute celui du Mexique, qui devrait terminer premier du groupe F. On rêve que ce soit contre le Brésil. Si les Belges vont en quart, j’y serai également, tout comme la finale s’ils y accèdent. »
     
    2 Un voyage en train de 22 heures entre Moscou et Kaliningrad
    Bien sûr, pour pouvoir admirer tous ces cadors, il faut faire des sacrifices. Les déplacements, dans ce pays gigantesque sont extrêmement longs et peu reposants. « Dimanche, on a pris le train pendant 22 heures entre Moscou et Kaliningrad. En fait, on a fait Bruxelles-Amsterdam-Saint-Pétersbourg-train jusque Moscou-train durant 22 heures jusque Kaliningrad puis ce sera avion jusque Saint-Pétersbourg, avion vers Kaliningrad, train jusque Moscou puis train vers Saint-Pétersbourg. C’est compliqué (surtout que certaines indications ne sont inscrites qu’en cyrillique) mais c’est assez marrant. Les gardes-frontières sont comme dans les films : ils ne sourient pas, ne parlent que le russe et donc on ne comprend rien (rires). Quant à Kaliningrad, c’est très soviétique, avec des vieilles voitures et des bus des années 90. »
     
    3 Une ambiance extraordinaire et des rencontres inattendues
    Ces voyages, s’ils sont fatigants car les heures de sommeil se comptent sur les doigts de la main, permettent de faire connaissance avec d’autres cultures. « Pendant nos 22 heures train, on a longuement discuté avec un couple de Sibériens. Ils venaient de la ville la plus froide du monde : -65º en hiver et de la neige 8 mois par an. C’est enrichissant. Dans les villes, ce qui m’épate le plus, c’est le rassemblement de cultures différentes, des supporters issus du monde entier avec drapeaux et écharpes. Cela donne une super ambiance. Quant à la sécurité, elle est bien présente, avec des policiers et des militaires partout. »
    Quid des Russes, qui ne sont pas réputés pour être les plus sympathiques ? « Ils ne sont pas souriants, c’est clair, mais ils sont serviables. Ils aident les supporters et essaient de donner une bonne image de leur pays. »
     
    4 La Belgique très populaire et pointée parmi les grands favoris
    Il est encore trop tôt pour dire si la Belgique sera championne du monde, par contre elle a une cote de sympathie évidente auprès des fans des autres nations. « Beaucoup de supporters demandent pour faire des selfies avec nous. Samedi, j’ai vu beaucoup d’Asiatiques portant une vareuse belge. J’ai même rencontré trois Anglais supporters des Diables (rires). Des Russes, des Français et des Péruviens nous disent qu’on a une équipe incroyable, qu’on va aller loin et qu’on peut gagner. »
    Sur ce point, notre ancien collaborateur est beaucoup moins enthousiaste. « C’est bien ce qu’on fait jusque maintenant mais évitons d’avoir trop confiance. La dernière fois qu’on s’est emballé ainsi, c’était après notre succès face à la Hongrie, à l’Euro. Au tour suivant, on était sorti par le Pays de Galles. Face à la Tunisie, tout était en notre faveur : des espaces, de la profondeur pour Lukaku… Contre une défense plus regroupée, on a plus de mal. Avant le début de la compétition, je nous voyais aller jusqu’en quarts. Je n’ai pas changé d’avis. L’important, c’est d’être en forme en quarts, en demi et en finale. On a beaucoup de potentiel mais restons les pieds sur terre, ce n’était que le Panama et la Tunisie. Depuis qu’elle évolue ensemble, notre génération dorée a perdu ses trois matches référence : l’Argentine, l’Italie et le Pays de Galles. »
    Croisons les doigts pour que Tom soit, cette fois, à côté de la vérité… et qu’il assiste à l’apothéose pour nos Diables, le 15 juillet, à Moscou. (Article L.M 26-06-2018)