par ici les poulettes

  • «Les poules offertes par la commune d'Oreye étaient trop petites et ne font quand même pas diminuer notre taxe poubelle» explique un jeune couple d'Orétois.

    kévin1.jpg«Les poules offertes par la commune étaient trop petites et ne font quand même pas diminuer notre taxe poubelle»

    Kévin et sa compagne Stéphanie Dequinze ont emménagé depuis quelques mois dans leur nouvelle maison et ils n’ont jamais sorti un seul sac de déchets verts. « On a un compost et nos poules. Par contre, ne jamais sortir la poubelle verte, ne diminue pas notre taxe poubelle pour la cause », nous explique le couple.

    Il y a un peu plus de deux ans, la commune d’Oreye avait fait le buzz avec son opération « Par ici les poulettes ». Pour rappel, les autorités communales avaient offert, à tous les citoyens qui le voulaient, deux poules afin de réduire la masse des déchets verts et organiques. Nous avons voulu savoir ce qu’étaient devenues aujourd’hui ces poulettes, deux ans après. Dans certains ménages, elles sont toujours bien là et continuent inlassablement de manger une bonne partie des déchets verts, et donc de remplir leur objectif de base.

    DSC_0173.JPGPar contre, ailleurs la réalité est parfois un peu différente. « Je les ai tuées un an et demi après les avoir reçues. En fait, les poules de la commune n’ont jamais grossi. Dès qu’on levait les plumes, on voyait les os et les œufs qu’elles pondaient étaient fort petits, la moitié de la taille de ceux pondus par mes autres poules. Pourtant, elles mangeaient autant que les poules que j’avais déjà, mais sans grossir. J’ai en ai même déplumé une, mais il n’y avait rien à manger dessus. Pour vous donner une idée, généralement je tue mes poules quatre ans après les avoir achetées », nous explique Kévin Brughmans, un Orétois de 27 ans.

    DSC_0192.JPGMalgré tout, il tient à souligner l’initiative de la commune. « L’idée était très bonne, surtout pour les gens qui n’en avaient pas encore ou qui n’ont pas de compost. Deux poules c’est assez pour les déchets verts et ça ne demande pas beaucoup d’entretien. Par contre, je me demande quel type de poules c’était. Au début, je pensais qu’il s’agissait de poules pondeuses brunes, mais en fait elles sont devenues beaucoup plus claires et les œufs étaient plus petits que ceux des poules brunes », complète celui qui s’occupe aussi chez lui de canards, d’oies et de lapins.

    Grâce à son expérience avec les poules, il nous donne quelques conseils. « Quand elles ont du mal à pondre, il faut leur donner des coquilles d’huitre concassées, ce qui se vend dans le commerce, ou certains concassent eux-mêmes des coquilles de moules. C’est bon pour les poules car ça contient du calcium. Après elles doivent pondre dans un endroit sombre, et de préférence toujours au même endroit, car c’est plus facile pour la récolte des œufs. Et bien sûr, les poules aiment bien d’être un peu sur hauteur ». (Article du journal la Meuse)