motion méfiance

  • Chez nos voisins à Remicourt: Thierry Missaire reste bourgmestre!

    ui.JPGJamais le Conseil communal n’avait accueilli un public aussi nombreux. La motion de méfiance individuelle à l’égard de Thierry Missaire (MR), signée par quatre élus MR et Jérôme de Neuville (indépendant et successeur annoncé de Missaire) figurait à l’ordre du jour. Après la lecture de l’acte d’accusation, le bourgmestre a contre-attaqué. « Cette motion délétère à mon encontre ne contient que des accusations calomnieuses que je dénonce. » La motion n’a finalement pas été adoptée. Missaire est toujours bourgmestre.  

    Une première suspension de séance a eu lieu pour que les élus prennent connaissance des documents juridiques apportés par le mayeur. Le Parti Socialiste a ensuite proposé d’ajourner la séance : « Nous regrettons de prendre connaissance de ces pièces au dernier moment », déplore Jean-Marie Heyne (PS). « Le PS n’est nullement impliqué dans ce conflit et il ne revient pas à notre groupe de trancher dans ce problème. La motion laisse planer des doutes, notamment sur le choix des instances du MR qui soutient le bourgmestre au détriment de ses quatre autres élus signataires de la motion. En outre, si nous approuvons la motion, il n’y a plus de majorité politique stable, or il faut encore gouverner pendant 18 mois », indique le chef de file socialiste. Le PS a alors demandé un ajournement de la motion, en espérant trouver une solution durable. Après une seconde suspension de séance, le vote s’est tenu et sept des huit élus de l’opposition PS, deux échevins cdH et le bourgmestre ont ajourné la motion.
     
    Thierry Missaire reste donc bourgmestre, en attendant une solution, mais il nous revient que les instances des différents partis ont influencé le vote. Le PS de l’arrondissement Huy-Waremme, via son président Marc Foccroulle, a réuni ses mandataires remicourtois pour leur donner des consignes de vote que tous ont appliquées à l’exception de Marcel Renquin (ex-président du CPAS). Au MR, plusieurs pontes (le président provincial, le président d’arrondissement et des bourgmestres libéraux de communes voisines) ont aussi mis la pression sur les frondeurs MR, signataires de la motion, pour qu’ils retirent la motion conformément au vote de l’assemblée générale de la locale.
     
    Si le mayorat survit cette fois à la motion, c’est en attendant l’aboutissement des négociations partisanes pour une sortie de crise qui arrangerait finalement une majorité d’élus. (Article J.M 09-05-17)