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  • L’Orétois Jean Poesmans se donne 4 mois pour faire revivre le motocross en Wallonie !

    Capturer.JPGIl existe un peu près 2.500 pilotes de motocross en Belgique, et un millier en Wallonie. Mais dans notre région, on ne trouve plus aucune course, obligeant nos pilotes à s’expatrier. Pour l’Orétois Jean Poesmans, qui est dans ce monde depuis 1964, une situation inacceptable. Il espère pouvoir remettre le motocross régional sur pied d’ici début 2014.

    Le motocross, pour les non-initiés, c’est une course de motos qui se pratique sur un circuit tout terrain accidenté (principalement sablé ou boueux) où il faut parcourir le plus vite possible une distance déterminée.  En Belgique, on ne cite plus Stefan Everts, dix fois champion du monde de la discipline, et des circuits comme Mettet, qui ont porté notre pays au plus haut de ce sport moteur. Et pourtant, à l’heure actuelle, s’il reste encore des milliers d’affiliés en Belgique, et plus ou moins mille en Wallonie, dans notre région de Huy-Waremme, à part certains pilotes, on peut affirmer que c’est la mort lente du motocross régional. « Voilà 50 ans que je fais du motocross, et je vois depuis 20 ans, la descente de la discipline dans ma région», affirme l’Orétois de 61 ans, Jean Poesmans. « Je crois que c’est dû au fait que la plupart de nos circuits étaient sablés, ce qui n’est pas le revêtement préféré des pilotes. Et, donc, tout doucement, ils sont partis, principalement au Luxembourg ». Et c’est face à cette dynamique que Jean s’insurge en voulant faire renaître le motocross à Huy-Waremme. «Il y a une fédération limbourgeoise qui m’aidera. En tout, il faut une vingtaine de personnes pour mettre sur pied un calendrier correct et les courses», continue-t-il.

    7.500 Euros par weCapturer2.JPGek-end...

    Concrètement, l’Orétois voudrait revoir six à huit courses être organisées dans la région.Et une vingtaine, au total, avec le Limbourg. «Il faut 7.500 euros pour un week-end de course. Et surtout, trouver les agriculteurs qui veulent bien prêter des terrains. Nous avons, d’ailleurs, déjà quelques contacts », précise Jean Poesmans qui voudrait concrétiser son rêve pour le début 2014.

    Dangereux ? Quand on parle de motocross, et donc, de courses de motos, on pourrait penser tout de suite à la dangerosité de la chose. Sans oublier le coût financier que ce sport implique. Pour Jean Poesmans, une idée reçue qu’il est temps de casser. « C’est viril mais pas dangereux. En tout cas, si vous le faite correctement. Sinon, c’est comme tous les sports », assure-t-il en précisant que n’importe qui peut se lancer. « Ce n’est absolument pas une question d’argent. Que du contraire. Une moto coûte 3.000 à 4.000 euros, c’est vrai, mais si vous l’entretenez bien, il n’y aura pas de problème. Maintenant, c’est certain que si vous venez à chaque course avec un gros mobil home, ça vous reviendra plus cher ».

    D’ailleurs, lors des prochaines courses que Jean voudrait organiser les week-ends, le samedi sera consacré à l’écolage des nouveaux venus. « Le dimanche, c’est le jour de la course pour les pilotes licenciés, mais le samedi, les jeunes pourront venir découvrir ce sport magnifique », conclut l’Orétois