jérome mulimbi

  • Le prêtre est hébergé dans le logement de transit du CPAS depuis plusieurs mois !

    Capturer.JPGCe n’est pas courant mais le curé de l’Unité pastorale Oreye-Crisnée, Jérôme Mulimbi, habite dans un logement de transit à Oreye. Non, sa maison n’a pas pris feu, elle est en travaux. La rénovation du presbytère, débutée en septembre dernier, ne se terminera qu’au mois d’avril. Elle consiste à notamment remplacer les châssis, isoler la toiture, peindre tout le bâtiment, construire des garages, pour un budget de 209.000 euros TVAC. « On espérait que tout soit fini pour fin décembre, mais ce sera finalement pour avril. L’entreprise est néanmoins toujours dans les délais », confirme la bourgmestre Orétoise. Le curé a dû être relogé. « Le presbytère appartient à la commune. Le temps des travaux, nous devions trouver un logement de remplacement pour le prêtre. Et puisqu’Oreye ne compte pas d’hôtel sur son territoire, c’est finalement dans un logement de transit (le seul de la commune) que Jérôme Mulimbi a trouvé refuge.»

    Capturer1.JPGUn logement de transit est destiné à l’hébergement temporaire de ménages en état de précarité ou privés de logement pour des motifs de force majeure. Quid si un incendie éclate à Oreye et qu’une famille doit être relogée d’urgence ? « Pour l’instant, ça ne pose pas de problème, personne n’en a besoin. Si quelque chose se passait, on s’arrangerait», répond la bourgmestre. La commune d’Oreye est occupée à aménager un deuxième logement de transit dans le même bâtiment, une maison sise rue de Ramkin.

    « SANS INTERNET, C’EST DIFFICILE »

    L’abbé Mulimbi s’accommode de la situation. Il n’a pas souhaité commenter son déménagement. «Au départ, ses meubles ont été mis provisoirement dans le jardin du presbytère, sous une bâche. Mais comme les travaux duraient, des paroissiens les ont pris pour les mettre à l’abri de la pluie dans l’église de Bergilers, fermée depuis plusieurs années. Avec l’humidité, certains objets devront néanmoins être jetés », regrette Véronique Bartholomé, coordinatrice de la catéchèse de la première communion. « Le plus ennuyant, c’est qu’il n’ait pas internet car nous travaillons beaucoup par e-mails. Mais on prend notre mal en patience car les travaux au presbytère étaient nécessaires.»