explosion boulangerie

  • Explosion dans la boulangerie, 3 ans après...

    Capturer.JPGSamedi 31 janvier 2009, il est 15 heures quand la boulangerie de Jean-Marc De Leeuw explose à Oreye. L’artisan est brûlé à 85%. S’en suivent de longs mois rythmés par les soins, les opérations, la rééducation. Depuis, il est rentré chez lui, et tente de récupérer son entière mobilité. L’enfer. Jean-Marc De Leeuw a connu l’enfer. Il y a presque 3 ans, sa boulangerie explose à Oreye. Nous avons décidé de reprendre de ses nouvelles.Oh, c’est vraiment gentil de prendre des nouvelles de mon mari, lance Corine, son épouse. Il a un très bon moral. Le mois prochain, il se rend justement au CHU pour rencontrer le corps médical.

    Depuis un an, il est rentré chez lui, après de longs mois passés à l’hôpital. Une dizaine d’opérations, constituées majoritairement de greffes de la peau, ont été nécessaires pour lui rendre son visage actuel. À chaque fois, c’était par petits coup, poursuit-elle. Le plus dur après l’opération, c’est la douleur. Dans notre malheur, on a eu une chance: Jean-Marc était plongé dans un coma si profond que ça allait.C’est le professeur Jacquemin qui a procédé à la culture de greffes, nécessaires aux opérationsdu miraculé. Pour un cm² prélevé sur son ventre, on lui remettait 10cm de peau aux endroits brûlés. L’état de Jean-Marc n’est pas encore revenu à la normale. Mon mari n’a toujours pas retrouvé l’usage de ses mains, presque trois ans après les faits. Il n’a plus de sensibilité et ses tendons sont très abîmés. Il ne sait plus serrer ses mains. Mais il les travaille tous les jours! Il a des exercices à faire.

    Fin 2009, Jean-Marc De Leeuw nous accordait une interview dans laquelle il criant toute son envie de reprendre une boulangerie. Malheureusement, ce n’est actuellement plus à l’ordre du jour... “On aurait vraiment voulu, poursuit Corine. Mais nous avons beaucoup de soucis bancaires. Et nous devons vendre le bâtiment. Et puis, mon mari n’a actuellement plus l’usage de ses mains, il lui reste un rein et un poumon. Ce sera donc un peu compliqué! Moi non plus, je n’ai pas repris le travail. Je dois encore m’occuper de lui. ”Les fêtes de fin d’année ont eu un goût particulier pour ce miraculé. “Vous savez, nous sommes devenus très croyants. Pour nous, les fêtes, c’est tous les jours. Chaque matin, quand on se lève, on est heureux. Et ce bonheur,on doit le partager.Alors si un jour, mon mari peut aider quelqu’un qui est dans la même situation, on le fera! Il faut être passé par là pour le comprendre.

    (Publié dans le journal La Meuse de ce jour)