examen juin

  • Quelques conseils pour les étudiants à l'approche des examens !

    concseil examen,examen juin,blocus,syllabus,oreyeUne conseillère psychopédagogique et responsable du Centre d’information, de conseil et d’orientation de l’Université, livre ses conseils à la veille du blocus et de la session d’examens.

    Une période cruciale débute pour les étudiants. Comment s’y préparer au mieux ? 

    Les journées et les semaines passent, on a l’impression que le temps s’accélère et le stress commence à monter. Si vous n’avez pas mis en place des stratégies de travail pendant l’année, je peux comprendre que le stress arrive. Mais si l’étudiant a été actif dans son engagement universitaire, il ne doit pas se mettre dans un état qui va lui faire perdre ses moyens. Il faut se préparer à vivre cette épreuve longue et fatigante en mettant en place des stratégies au niveau des méthodes de travail mais aussi des conditions extérieures.

    Quelles sont ces stratégies ?

    La première chose à faire, c’est d’aller chercher les dates d’examen et d’utiliser un planning. On verra ainsi quand le blocus se termine et quand vous pourrez réviser entre les examens. Il faudra alors répartir l’étude de chaque cours sur les deux semaines de blocus. Mais ce n’est pas le tout de se dire qu’on a x syllabus de x pages et x jours pour les voir.

    De quoi faut-il tenir compte ?

    Il y a bien sûr le volume des matières, mais ce n’est pas parce qu’un cours ne fait que 50 pages qu’il n’est pas compliqué à mémoriser. Peut-être parce que c’est une matière à laquelle on n’est pas familier, ou pour laquelle on n’avait pas beaucoup d’intérêt, ou parce qu’elle nécessite des exercices, ou parce qu’on ne l’a jamais travaillée

    Et ensuite ?

    Il s’agit d’organiser ses journées, et d’abord de voir - notamment grâce à l’expérience de janvier - comment fonctionne son horloge biologique. L’étudiant est-il du matin, de l’après-midi, du soir ? C’est très personnel. Le choix et la répartition des différents cours en dépendront. Si je me sens plus efficace le matin et si je sais que pour mémoriser une matière, j’ai vraiment besoin d’être en pleine forme, alors je caserai un cours à grosse mémorisation le matin. Un autre aura besoin de toute sa tête pour faire ses exercices et les fera donc le matin.

    Combien d’heures par jour faut-il étudier ?

    Vouloir faire des grosses journées parce qu’on n’a pas beaucoup travaillé pendant l’année, je n’y crois pas. Huit ou neuf heures par jour, c’est déjà pas mal, en fin d’année, quand il fait beau, que les oiseaux chantent, qu’on sent les vacances approcher

    Et que Roland Garros où une autre émission passe à la télé…

    Oui. Il faut prévoir des pauses pour souffler, toutes les 50 ou 60 minutes, même si on n’en ressent pas le besoin. S’il ne reste que quelques pages avant la fin du chapitre, évidemment, on peut l’achever, mais il faut veiller à prévoir des détentes qui permettront à l’organisme de se reprendre. Même un GSM, quand il est plat, il faut le recharger. Quand la fatigue s’installe, la mémoire ne fonctionne plus.

    Avez-vous des conseils pour l’étude proprement dite ?

    Lire et relire, c’est bien. Comprendre la matière, c’est bien aussi. Mais il faut qu’à un certain moment, l’information passe dans la mémoire à long terme. Là, l’étudiant doit donner de la vie à son étude, faire fonctionner les différents canaux de mémorisation, écrire l’information, utiliser des couleurs, utiliser la mémoire auditive et réciter, varier les intonations, donner du mouvement à son étude pour rythmer l’information, créer des liens entre les différents chapitres étudiés, se créer des exemples dans la vie quotidienne ou des images mentales, élaborer des schémas. Et surtout, ne pas laisser "l’ennemi oubli" s’installer, en omettant de revoir des matières étudiées parce qu’on pense les connaître. D’où l’utilité de travailler parfois avec quelqu’un d’autre, de se poser mutuellement des questions. Reformuler ce que l’on a étudié permet de vérifier ses connaissances. La verbalisation est une bonne préparation à l’examen oral. Pour éviter l’oubli, on peut aussi se prévoir de petites périodes de révision durant le blocus, en revoyant la matière dans un autre sens afin d’éviter l’effet de primauté, qui veut que l’on se souvienne mieux du premier chapitre que du dernier. Il faut aussi éviter les interférences.

    C’est-à-dire ?

    Si on a deux examens qui se suivent de près, un lundi et un mardi, on évite d’étudier l’examen du mardi le dimanche soir. Il faut aussi veiller à garder la concentration intacte en alternant des matières, si possible pas trop ressemblantes.

    Tout savoir sur son blocus ! ICI