concierge oreye

  • Le poste de concierge à l'école communale fait grincer des dents à Oreye !

    Capturer.JPGDans la commune d’Oreye, la désignation de la nouvelle concierge de l’école fait s’élever quelques voix. En effet, elle a été choisie par le Collège communal sans passer par un examen ou un quelconque test, alors que cela avait été le cas lors de la désignation de la précédente. Et pour rajouter un peu de piquant, la nouvelle concierge n’est autre que la femme d’ouvrage de la bourgmestre, qui cherchait justement un nouveau logement. Autant dire que certains voient d’un très mauvais œil cette façon de faire. Et n’hésitent pas à sous-entendre un certain favoritisme.

    Ce processus de nomination d’une concierge est tout à fait légal, puisque cette compétence peut être déléguée au Collège communal à l’exception des postes dans l’enseignement, et, surtout, Isabelle Albert le défend et argumente. «  La précédente concierge avait été engagée sous un statut d’ouvrier. Donc en plus du travail de conciergerie traditionnelle, elle devait effectuer une série de travaux manuels, comme de la menuiserie ou de la plomberie. D’où le passage par un examen. Et au final on n’avait eu que quatre candidatures, dont trois seulement avaient passé l’examen», rappelle la bourgmestre socialiste.

    Or, pour la nouvelle concierge, il n’est plus question d’un statut d’ouvrier mais bien d’un statut comparable à ce qui existait avant la précédente concierge. « Elle aura quelques heures de nettoyage à l’école et sera chargée des tâches de conciergerie. C’est-à-dire ouvrir et fermer les portes, vérifier le chauffage durant les vacances, ramasser les déchets dans la cour,... Ce sont des grosses responsabilités et il fallait quelqu’un de confiance », précise Isabelle Albert. Lorsqu’elle a pris sa décision avec le collège communal, où elle tient à préciser que tout le monde était d’accord et en phase avec ce choix, elle savait que ça allait « jaser » dans le village. « Cela va faire grincer des dents, notamment car d’autres auraient voulu la place. Certains vont dire qu’elle est pistonnée grâce à moi car elle nettoie à mon domicile via les titresservice. Mais il fallait quelqu’un qu’on connaissait, de confiance, consciencieuse et discrète. Au final, c’est un concours de circonstances », conclut le bourgmestre orétoise. (Article du journal Huy-Waremme de ce jour)