Nature

  • Jardinage: Ça mousse dans les jardins! À cause de l’hiver très humide, elle s’est incrustée partout. Voici comment s'en débarrasser...

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    Un beau soleil et des températures agréables : vous êtes sans doute nombreux à vous retrouver au jardin ce week-end. Pour constater que l’hiver pluvieux a recouvert de mousse allées, gazon et terrasse !  

    Cette mousse s’est incrustée partout. Il va donc falloir relever les manches pour l’éradiquer.
     
    Dans la pelouse
    Nous avons demandé à Luc Noël de l’émission Jardins et Loisirs de la RTBF de nous donner quelques conseils pour mener à bien l’éradication. Luc Noël souligne que la mousse s’installe surtout à l’ombre. Si vous en trouvez ailleurs, c’est que votre gazon n’a plus de vitalité et que le sol s’est vraiment appauvri. Pensez donc à restaurer l’équilibre sinon la mousse reviendra régulièrement. L’animateur préconise d’ailleurs de tondre à l’aide d’un robot. Pour éliminer l’intruse, privilégiez le scarificateur plutôt que les produits chimiques. Il est vrai qu’il existe maintenant des produits plus respectueux de la nature : à utiliser si vous manquez de courage.
    La mousse s’est certainement installée aussi au pied des arbres : grattez-la. Par contre sur les troncs, laissez-la : elle ne nuit pas au végétal.
     
    Dans les allées
    Il suffit souvent d’un bon coup de râteau.
     
    Sur les dalles
    Attendez que la mousse ait séché et ensuite brossez énergiquement. Il existe également des produits pour éviter qu’elle ne revienne rapidement. On peut aussi y aller au karcher.
     
    De la couleur
    Quand revient le beau temps, on aime que le jardin reprenne des couleurs. Si vous n’avez pas planté de bulbes à la fin de l’été, vous pouvez toujours vous procurer chez un pépiniériste des bulbes forcés, comme des narcisses, que vous replanterez en pleine terre. Primevères, pensées et pâquerettes peuvent aussi venir agrémenter vos parterres. En cas de gel, les fleurs ne résisteront pas mais la plante ne périra pas et refleurira par la suite.
     
    Pour les jardinières, il est encore un peu tôt : il vous faudra encore patienter une bonne quinzaine de jours.
  • La berce du Caucase, une plante extrêmement nocive sévit dans la région. Prudence !

    berce du caucase,plantes dangereuses

    Amélie est sous le choc. Son fils a été brûlé par une berce du Caucase, une plante extrêmement nocive. Elle tient donc à mettre en garde les autres parents afin que cela n’arrive pas à d’autres enfants.

    C’est une histoire qui est en train de faire le tour du net. Amélie (prénom d’emprunt) a posté, il y a quelques jours, une photo des mains de son fils, couvertes de bandages.

    Au-dessus de ce cliché, un commentaire : « A partager un maximum ! Mon fils s’est retrouvé les doigts brûlés à vif, en sang et infectés à cause d’une plante. Celle qui pousse partout en ce moment ! », peut-on y lire. « Surtout expliquez à vos enfants qu’il ne faut pas y toucher ! ».

    Cette plante, c’est la berce du Caucase. Depuis plusieurs années, elle est en pleine prolifération chez nous. On la voit partout mais c’est principalement aux abords des voies ferrées et des autoroutes qu’on la retrouve. La raison : l’effet de la vitesse des voitures et des trains aide les graines à se disséminer plus loin.

    À l’âge adulte, la berce du Caucase mesure entre 1,5 et 4 mètres de hauteur !

    Ses feuilles mesurent entre 50cm et 1 mètre de diamètre !

    Mais au-delà de son aspect imposant, cette plante est surtout réputée pour sa dangerosité. La raison : elle contient des substances toxiques qui sont activées par la lumière du jour et qui peuvent provoquer des lésions très sérieuses de la peau en quelques jours si celle-ci est exposée au soleil !

    BRÛLURES SÉVÈRES

    berce du caucase,plantes dangereusesUne problématique qui n’est malheureusement pas neuve et qui est bien connue par le Centre anti-poison. « Chaque année, nous rencontrons de nombreux problèmes avec les plantes », nous explique Patrick de Cock, porte-parole du centre. « Rien que pour l’année 2015, par exemple, nous avons reçu 2.125 appels pour cette problématique. Mais attention, tous les appels ne concernent pas la berce du Caucase. Pour cette dernière, nous n’avons eu que 22 appels ».

    Les brûlures contractées au contact de la plante sont des brûlures du deuxième degré, qui peuvent, dans de très rares cas, entraîner la mort. « Ce sont des séquelles assez impressionnantes », ajoute notre interlocuteur. « Il est donc essentiel de se tenir le plus loin possible de cette plante et surtout d’éviter tout contact avec elle ! ».

    DES SIMILITUDES TROMPEUSES

    Le problème, c’est que certaines plantes ressemblent très fort à la berce du Caucase. « Du coup, les gens font parfois la confusion », nous explique le porte-parole. « Ils croient avoir affaire à une tout autre plante et du coup ne prennent pas les précautions nécessaires. Nous conseillons donc à tout un chacun de rester prudent et de ne pas s’aventurer s’il y a le moindre doute ».

  • Cueillette des fleurs et plantes super-réglementé: même la mousse des bois, vous ne pouvez pas l'arracher!

    « Dans les bois de Bierwart, vous trouverez des tapis de jonquilles, il y en a par milliers », nous dit Philippe Nivelle, amoureux de la nature et agent des forêts pour le cantonnement de Namur. Et ça donne envie d’en cueillir. Eh bien non. C’est tout simplement interdit. Du moins sans autorisation.« Une autorisation du propriétaire du bois, cela peut être un privé, une administration communale voire la région wallonne », poursuit l’agent du Département Nature et Forêts.

    « La réglementation en termes de cueillette (de jonquilles, de muguets, de mousse, ...) est déterminée par le Code Forestier de 2008. Ces règles sont d’application dans toute la Wallonie. Aucun prélèvement de produits de la forêt ne peut avoir lieu sans le consentement du propriétaire et sans respecter les conditions générales qui peuvent être arrêtées par le gouvernement », nous dit-on chez le ministre Collin, en charge des forêts.

    Concrètement, il y a tout de même une petite liberté, comme le stipule encore le code wallon. Mais il faut également tenir compte de critères de protection des espèces. Sont distinguées les espèces protégées ou inscrites sous le régime de protection partielle. « Dans le premier cas, sont classées des dizaines d’espèces (orchidées, mousses fleuries, genévrier commun, gentiane…) dont la cueillette, la vente, le prélèvement est interdit. Dans le cas des espèces partiellement protégées (jonquilles, muguets, perce-neige, jacinthes des bois, nénuphars blancs…), n’est autorisé que le prélèvement des parties aériennes. L’arrachage des bulbes et des racines est formellement interdit ».

    Et les quantités ? « La quantité maximum autorisée est de deux poignées par personnes et par jour pour les fleurs et correspond au contenu d’un seau d’un volume de dix litres par personne et par jour pour les autres produits de la forêt, excepté si le prélèvement est effectué pour les besoins d’une association scientifique, caritative ou de jeunesse ».

    La mousse des Fagnes

    Ce que les gens aiment cueillir outre fleurs et champignons  ? « Dans les Fagnes, certains aiment arracher de la mousse bien verte pour la composition des montages floraux. Même réglementation, dans l’absolu, c’est interdit ».

    Des amendes existent. Chaque agent de la DNF peut ainsi dresser un p.-v. Les agents sont plus sévères avec des personnes qui cueillent les fleurs en nombre dont la destination est clairement la vente : « Quand on voit des cueilleurs en train de remplir des caisses à bananes, c’est évidemment plus interpellant », sourit l’agent du DNF. Certes, notre homme avoue que dans ce cas, il faut saisir les fleurs, se présenter au tribunal avec la récolte, ce qui peut parfois amuser (ou pas) le greffier. Philippe Nivelle a lui déjà sévi autrement et selon lui, sa méthode a été radicale : « Il m’est arrivé de saisir des fleurs cueillies et récoltées dans d’énormes caisses. Je les ai saisies devant les personnes, je les ai mises au bord de la route en attendant que des voitures les écrasent. ces gens-là, je ne les ai jamais plus vus dans les bois ! ».

     

  • L'opération "grand nettoyage de printemps" aura lieu le 25 mars 2017 à la chapelle Saint-Eloi.

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    Comme chaque année, l'opération "grand nettoyage de printemps" aura lieu à Oreye, et plus précisément le 25 mars de 14h00 à 17h00.

    Cette année, c'est le site classé de la Chapelle Saint-Eloi (sur la Chaussée Romaine vers Tongres) qui sera entièrement nettoyé.

    N'hésitez pas à venir donner un coup de main en famille, amis, voisins,...

    N'oubliez pas de prendre un sécateur, scie, coupe-branche, ...

    Les écoles d'Oreye organiseront des actions de nettoyage dans les rues du village le 24 mars.

    Plus d'infos sur: http://www.walloniepluspropre.be

  • Nature – Projet de décret. Pies et corneilles ainsi que d'autres espèces bientôt au tableau de chasse en Wallonie ?

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    Un projet de décret veut faciliter la destruction d’espèces accusées de causer des dégâts. Des espèces emblématiques dans le viseur. Et un front des associations environnementales en prévision.

    Les temps pourraient devenir assassins pour les pies et les corneilles. Et, au-delà, pour les blaireaux, castors, hérons et cormorans, accusés de nuire aux activités humaines. Un avant-projet de décret adopté par le gouvernement wallon prévoit que les deux premières, actuellement « protégées », soient ajoutées à la liste des « gibiers ». Et que les autres pourront plus rapidement et plus facilement être détruits à la demande d’un propriétaire, pisciculteur ou agriculteur se disant victime de dégâts. Le texte a été transmis au conseil wallon de la nature qui dispose d’un petit mois, vacances comprises, pour donner son avis. La pie bavarde et la corneille noire seraient, dit le texte, à l’origine « de nombreuses plaintes soit pour des dégâts aux cultures, soit pour des dommages à la faune et à la flore ». Ces deux volatiles font régulièrement l’objet de demandes de destruction. 26.000 pies et 50.000 corneilles ont été trucidées en 2013 ; 24.000 pies et 43.000 corneilles en 2014. Il serait plus logique, dit le texte, de sortir du système de dérogation individuelle et de permettre aux chasseurs de « réguler » les pies et les corneilles. C’est-à-dire de les chasser toute l’année, sauf pendant les périodes de reproduction, nidification et de dépendance des jeunes.

    Destruction de la petite faune

    Le projet de décret émanant du cabinet du ministre de la Nature René Collin (CDH) souligne le mauvais état de conservation de la petite faune de plaine en Wallonie (perdrix grise, alouette des champs, vanneau huppé, lièvre…). Il note que malgré les mesures prises pour améliorer l’habitat et la disponibilité de nourriture, les populations « continuent à régresser ». La chasse n’en serait pas responsable, ne représentant que 5 à 10 % des prélèvements. En revanche, la prédation serait « une cause importante de mortalité ». La pie et la corneille sont, dit le texte, dans un « état de conservation très favorable ».

    Le viseur ne s’arrête pas sur les deux volatiles. Il est braqué sur des espèces « devenues plus communes » connaissant « par endroits une réelle expansion » et générant « de plus en plus souvent des problèmes de cohabitation tant avec les activités humaines qu’avec d’autres espèces menacées ». Accusés : grand cormoran, héron cendré, blaireau, castor qui, à en lire le descriptif, causeraient des dégâts considérables et répétés. La solution : frapper plus vite et plus facilement les coupables. On se passerait de l’avis du conseil supérieur de la nature. Un avis consultatif que les destructions n’attendent souvent même pas. A l’avenir, les autorisations de destruction seraient données non plus par le patron du département de la nature et des forêts, mais par les directions régionales. La transparence (très) relative d’aujourd’hui deviendrait une parfaite opacité.

    Énervement en vue

    Les organisations de protection de l’environnement et les naturalistes se seraient bien passées de ce Noël. « Le signal est clair : ces espèces gênent. Il faut tirer dedans », dit le patron d’une association. L’analyse de la situation simplifie à l’extrême. En réalité, le problème des perdrix, des lièvres, des alouettes des champs, c’est le «nettoyage» des cultures. Les campagnes et les grandes cultures sont de plus en plus propres, plus lisses, sans être nécessairement toxiques. On a complètement détruit tout ce dont l’avifaune a besoin. Dans un champ optimal aujourd’hui, il n’y a plus rien d’autre que la plante cultivée. Dire qu’on va régler l’avenir de la perdrix ou du lièvre en détruisant les corneilles, c’est scientifiquement faux ».

    « C’est le retour au XIXe siècle », réagit-on à plusieurs sources dans le milieu naturaliste. « Clair : cela correspond à la demande de certains groupements de chasseurs de pouvoir tirer sur ce qu’on appelle les «becs droits». Pour le sport ».

    Pas de prolifération

    Les espèces en question prolifèrent-elles ? « Pour la pie, dit un expert, la situation est stable depuis des années. Les effectifs de corneilles sont en augmentation. Les populations de hérons diminuent. Idem pour le cormoran : on a perdu 60 % en Meuse en 3-4 ans et il n’y a pas eu de report sur les rivières. La seule augmentation se marque dans le Hainaut. L’impact sur les rivières à salmonidés n’a jamais été démontré ». Les dégâts ? Possibles localement pour les corneilles qui forment parfois des « gangs » non-territoriaux. « On ne peut pas nier qu’il y a une influence sur certaines espèces, mais la principale raison de leur baisse, c’est la perte des habitats ».

    Les dégâts dus aux castors et aux blaireaux ? « Dans 90 % des cas, c’est une tempête dans un verre d’eau, dit un habitué des expertises Et en tout cas, il ne sert à rien d’éradiquer : l’animal revient après. A moins que l’intention ne soit de supprimer toute l’espèce… » Le clash est assuré avec les environnementalistes. Et un des responsables de promettre « des conflits frontaux à propos d’espèces aussi emblématiques que le castor et le blaireau ».

    Bis repetita

    Ce n’est pas la première fois qu’on tente de s’en prendre à certains animaux accusés de causer des dégâts aux activités humaines (piscicultures, étangs, champs…). La précédente tentative, derrière laquelle certains identifient la même plume, date de fin juillet 2013, à la veille des vacances, une fois encore. Il s’agissait alors d’un projet émanant du cabinet de Carlo Di Antonio (CDH), ministre de la Nature de l’époque. Les arguments étaient les mêmes (les dégâts), les espèces identiques (mais on y retrouvait le goéland argenté). Le projet avait récolté un avis cinglant du conseil de la Nature, le jugeant faible, « basé sur des lieux communs et des données pour les moins obsolètes ou non fondées ». Cette fois, la version est plus étayée. Elle cite notamment des études et des articles scientifiques à l’appui de ses thèses. Reste à voir d’où elles viennent. Un argumentaire certes plus étoffé, mais non moins contesté. (MdM) (Le Soir vendredi 23 décembre 2016)

  • La berce du Caucase, une plante extrêmement nocive sévit dans la région. Prudence !

    berce du caucase,plantes dangereuses

    Amélie est sous le choc. Son fils a été brûlé par une berce du Caucase, une plante extrêmement nocive. Elle tient donc à mettre en garde les autres parents afin que cela n’arrive pas à d’autres enfants.

    C’est une histoire qui est en train de faire le tour du net. Amélie (prénom d’emprunt) a posté, il y a quelques jours, une photo des mains de son fils, couvertes de bandages.

    Au-dessus de ce cliché, un commentaire : « A partager un maximum ! Mon fils s’est retrouvé les doigts brûlés à vif, en sang et infectés à cause d’une plante. Celle qui pousse partout en ce moment ! », peut-on y lire. « Surtout expliquez à vos enfants qu’il ne faut pas y toucher ! ».

    Cette plante, c’est la berce du Caucase. Depuis plusieurs années, elle est en pleine prolifération chez nous. On la voit partout mais c’est principalement aux abords des voies ferrées et des autoroutes qu’on la retrouve. La raison : l’effet de la vitesse des voitures et des trains aide les graines à se disséminer plus loin.

    À l’âge adulte, la berce du Caucase mesure entre 1,5 et 4 mètres de hauteur !

    Ses feuilles mesurent entre 50cm et 1 mètre de diamètre !

    Mais au-delà de son aspect imposant, cette plante est surtout réputée pour sa dangerosité. La raison : elle contient des substances toxiques qui sont activées par la lumière du jour et qui peuvent provoquer des lésions très sérieuses de la peau en quelques jours si celle-ci est exposée au soleil !

    BRÛLURES SÉVÈRES

    berce du caucase,plantes dangereusesUne problématique qui n’est malheureusement pas neuve et qui est bien connue par le Centre anti-poison. « Chaque année, nous rencontrons de nombreux problèmes avec les plantes », nous explique Patrick de Cock, porte-parole du centre. « Rien que pour l’année 2015, par exemple, nous avons reçu 2.125 appels pour cette problématique. Mais attention, tous les appels ne concernent pas la berce du Caucase. Pour cette dernière, nous n’avons eu que 22 appels ».

    Les brûlures contractées au contact de la plante sont des brûlures du deuxième degré, qui peuvent, dans de très rares cas, entraîner la mort. « Ce sont des séquelles assez impressionnantes », ajoute notre interlocuteur. « Il est donc essentiel de se tenir le plus loin possible de cette plante et surtout d’éviter tout contact avec elle ! ».

    DES SIMILITUDES TROMPEUSES

    Le problème, c’est que certaines plantes ressemblent très fort à la berce du Caucase. « Du coup, les gens font parfois la confusion », nous explique le porte-parole. « Ils croient avoir affaire à une tout autre plante et du coup ne prennent pas les précautions nécessaires. Nous conseillons donc à tout un chacun de rester prudent et de ne pas s’aventurer s’il y a le moindre doute ».

  • Les limaces envahissent les potagers ! Année record : on en compte 300.000 par hectare de culture, soit 30 limaces au mètre carré… Beurk !

    Capture2.JPGLes producteurs de légumes et les particuliers amoureux des potagers ont perdu le sourire. Les gastéropodes en nombre, mangent tout… La faute à la météo !

    Ne dites pas que vous n’en avez pas trouvé une dans votre jardin, on ne vous croira pas. Les limaces sont partout et en masse. Juste pour vous donner une idée, ces dernières semaines, on en a « recensé » 300.000 par hectare de culture. Soit 30/m². Alors qu’en saison normale, on en dénombre… 8.
     
    L’explication ? « Nous n’avons pas eu d’hiver et actuellement, les températures sont basses pour la saison et la pluie très abondante » , nous dit Michaël Dossin, professeur de maraîchage et arboriculture bio à l’institut de La Reid. Résultat ? « Une année extrêmement difficile pour les producteurs de légumes et pour les particuliers qui ont des potagers ».
     
    On peut parler d’invasion de limaces ? « Clairement oui ! C’est une année exceptionnelle si on peut parler ainsi. Et si les conditions climatiques se maintiennent, on est parti pour des mois avec des limaces dans les jardins » . Le pro nous explique que, faute d’hiver froid, les œufs des limaces ont tenu le coup. Et que la pluie actuelle favorise leur sortie et leurs déplacements : « Elles glissent plus facilement et elles peuvent donc faire 1,5 km par jour ».
     
    Et aussi faire beaucoup de dégâts. « Évidemment, vu qu’elles mangent tout, tous les déchets végétaux mais elles s’attaquent aussi à tous les légumes et fruits : salades, fraises… En outre, elles se reproduisent très vite ».
     
    Pas de prédateurs
    Autre conséquence de ce foutu temps, il n’y a pas de prédateurs : « Les scarabées éliminent les limaces en règle générale. Mais ils n’aiment pas la pluie et donc ils ne sortent pas ».
     
    Comment se séparer de ces gastéropodes ? Notre spécialiste prône les méthodes naturelles : « Il existe des granulés mais il faut utiliser les verts et non les bleus. Au sulfate de fer, ils ne sont pas toxiques pour le reste de la chaîne alimentaire ». Autre technique : placer des planches de bois sous lesquelles vous installez des pommes de terre. Les limaces vont s’y glisser pour les manger, elles en raffolent. Il vous restera à les enlever… « Enfin, afin de renforcer la biodiversité et si vous aimez le jardin, créez une mare. Les crapauds raffolent des limaces », sourit Michel Dossin.
     
    Le pro vous conseille aussi de retourner la terre là où vous soupçonnez la présence de limaces. Exposer leurs œufs à l’air les fera sécher.
     
    En attendant, l’état des jardins reste désespérant. Outre les limaces, Michel Dossin nous dit encore que les salades ont tendance à pourrir plutôt que de monter ou encore que les tomates sont touchées par des champignons à cause de l’humidité. Bref, un seul mot : courage en attendant le soleil.

  • Avis aux allergiques: la saison pollinique du bouleau bat son plein !

    pollen_de_bouleau.jpgL'Institut scientifique de Santé publique (ISP) met en garde les personnes allergiques au pollen de bouleau, car la saison pollinique de cet arbre bat son plein.

    Depuis ce week-end, les concentrations de pollen de bouleau mesurées dans l'air sont "nettement supérieures" au seuil d'alerte de 80 grains par mètre cube dans l'air. L'institut indique que près de 90% des personnes sensibilisées ressentent des symptômes allergiques lorsque le seuil d'alerte est atteint ou dépassé. Parmi les symptômes, on retrouve notamment des picotements, démangeaisons ou larmoiements mais aussi des éternuements ou le nez bouché.

    "Les températures clémentes ces derniers jours ont favorisé la dissémination des grains de pollen dans l'air", indique Lucie Hoebeke, spécialiste des pollens à l'ISP. "Nous avons respectivement dénombré 300, 390 et même 1580 grains de pollen de bouleau par mètre cube d'air à Bruxelles."

    Le bouleau, qui produit un tiers des pollens d'arbre présents dans l'air, est "de loin l'arbre le plus allergisant" en Belgique, signale l'ISP. Les personnes allergiques au pollen de bouleau (13% de la population) ressentent les symptômes de fin mars à au moins début mai. Ensuite, les allergies aux graminées (ou rhume des foins) arrivent et durent jusqu'au mois d'août.

  • Hesbaye: la rivière du Geer plus propre grâce aux bactéries.

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    Le comité local Geer du Contrat de Rivière Meuse Aval a présenté les résultats du traitement biologique du cours d’eau, qui a débuté en 2004. Ils sont très positifs puisque le niveau de la vase a diminué jusqu’à 71 % à certains endroits. Le Geer est plus propre, la vie y revient et les inondations diminuent !  
     
    Le Geer traîne depuis plusieurs années une mauvaise réputation. Celle d’une rivière sale et malodorante. Et pourtant, de nombreuses personnes travaillent à sa réhabilitation. Un job de longue haleine qui est en train de porter ses fruits. Le Contrat de Rivière Meuse Aval, avec son comité local Geer et toutes ses communes partenaires, ont lancé un vaste traitement biologique du cours d’eau (en plusieurs phases) via la société Idrabel.
     
    « Le Geer est sujet à envasement de par sa faible pente et des rejets directs d’eaux usées induisant l’accumulation de matières organiques », explique Sandra Godfroid, coordinatrice du comité local. « L’objectif est donc de réduire ces matières organiques grâce à l’action de bactéries, en attendant la mise en place des infrastructures d’assainissement (station d’épuration). L’ensemencement en bactéries se fait sur le Geer lui-même mais aussi dans les réseaux d’égouttage non raccordés à une station d’épuration pour limiter l’impact des rejets d’eaux usées sur la rivière »
     
    Et l’amélioration de la qualité de l’eau du Geer est indéniable. « Exemple, en septembre 2015, l’action du tronçon de 5,4 km, de Grand-Axhe à Oleye, a pris fin », poursuit la coordinatrice. « En moyenne, on a observé une diminution de 56 % des volumes de vases organiques. Les hauteurs de vase ont été réduites de 46 à 71 %, selon les sites. Et la nuisance olfactive a aussi diminué. Pour traiter 51.776m², cela a coûté 100.000 euros. »
     
    Un investissement moins élevé et moins destructeur que le curage. « Le traitement biologique est quatre fois moins cher que le curage », indique Julien Mols, conseiller en environnement à Oreye et Remicourt. « Et en plus, cela n’a aucun impact sur l’écosystème. Car le curage fait des dégâts, notamment au niveau des berges. Maintenant, le traitement bio demande plus de patience… »
     
    Mais visiblement, cela vaut le coup. « Avec la diminution de la vase, il y a une meilleure oxygénation de l’eau et la diversité de vies revient », poursuit Julien Mols. « On revoit des macro-invertébrés qui sont une nourriture pour les poissons. Ceux-ci reviennent également comme les carpes. Par ailleurs, moins de vase signifie une diminution du niveau d’eau et donc un risque réduit d’inondation. »
     
    De quoi réjouir le président du Contrat de Rivière, Vincent Mignolet, qui voit le travail de fond de l’ASBL, obtenir des résultats probants. « Le rôle du Contrat de Rivière est de dynamiser et de fédérer les différents partenaires. Chacun joue son rôle et traite son réseau d’égouttage », précise le Waremmien. « Nous restaurons ainsi l’écosystème du Geer et nous nous réapproprions cette trame bleue. Nous pouvons à nouveau être fiers de notre rivière. »
     
    Le comité local Geer va poursuivre son plan d’action avec son armée de bactéries jusqu’à la mise en place des infrastructures d’assainissement. Elles sont annoncées pour… 2022. (CH. C)