• Des nouvelles de Quasimodo, sept mois après son sauvetage dans le Geer.

    cheval.JPGUne histoire qui finit bien, cela fait plaisir. Quasimodo se porte comme un charme, sept mois après son éprouvante mésaventure dans le Geer. Bloqué dans la vase après une chute dans la rivière, le cheval orétois avait été secouru par l’Animal Rescue Team des pompiers de Hesbaye.

    Âgé à l’époque de 27 ans, le cheval hongre était en fâcheuse posture lorsque ses propriétaires l’avaient découvert le samedi 12 mai, après un séjour a priori prolongé dans la rivière du Geer. Il était bloqué dans la vase, haute de plus d’un mètre et, paniqué, tremblait de tous ses membres, sans être toutefois en hypothermie. Les talus trop raides et hauts ne lui permettaient pas de se sortir de ce mauvais pas sans assistance extérieure. Il avait probablement chuté après s’être éloigné des autres chevaux qui broutaient dans la prairie située le long de la rivière.

    2.JPGLes pompiers de Hesbaye étaient arrivés en nombre (une dizaine d’hommes) pour lui porter secours, avec une autopompe et un véhicule officier. L’Animal Rescue Team de la zone de secours en faisait évidemment partie et avait dirigé l’opération. Un vétérinaire avait également été appelé sur place, pour donner un avis médical. «La dernière fois que l’on a vu le cheval, c’était vendredi soir. Il est sûrement resté dans le Geer jusqu’à ce qu’on le retrouve samedi matin et qu’on nous appelle. Nous l’avons approché avec calme et méthode, il était très apeuré», avait décrit Michaël Robert, coordinateur responsable de la brigade Animal Rescue Team de Hesbaye.

    Vu la configuration des lieux, impossible de sortir Quasimodo à cet endroit. L’intervention avait été très physique, le cheval, pesant près de 650 kg, avait dû être déplacé dans l’eau sur cent mètres pour atteindre une berge plus facilement accessible. «Nous nous sommes engagés dans la rivière pour l’aider à avancer, mais il y avait beaucoup de vase, de pierres, de branchages, ce n’était pas facile», rapportait Michaël Robert. Quasimodo avait coopéré mais, épuisé, il s’était affaissé dans la vase à 20 mètres de l’arrivée. «Avec le vétérinaire, nous l’avons examiné et pris la décision de le redresser avec nos pratiques.» Les pompiers l’avaient remis sur ses jambes avec un système de sanglage et remorquage. Le cheval, ayant repris quelques forces, était alors parvenu, avec l’aide des pompiers, à émerger du Geer par ses propres moyens. Il s’en sortait indemne, avec quelques plaies superficielles.

    Sept mois après cette éprouvante mésaventure, Quasimodo s’est totalement remis de sa frayeur. « Il a été pris en charge par une très bonne vétérinaire et, malgré son âge (28 ans), il n’a eu aucune maladie ou infection due à l’accident. En deux semaines, il était sur pied. L’équipe des pompiers a fait un très bon travail, rapide et efficace, dans le calme, ce qui a permis d’éviter des séquelles », remercie Viviane Bougnet, la propriétaire.

    Il a retrouvé sa copine

    3.JPGQuasimodo a toutefois changé de prairie. « On s’est rendu compte que dans la prairie de la ferme où il séjournait, un étalon avait pris l’ascendant sur lui, et qu’acculé, il avait sûrement dégringolé dans le Geer. Ce n’était plus possible de les laisser ensemble. On a placé Quasimodo dans une écurie près de chez nous où il ne sort qu’en journée. Un endroit calme, adapté à sa retraite », rapporte-t-elle.

    Quasimodo coule des jours paisibles en compagnie de sa copine la chèvre Choupette, dont il est inséparable.