• Jean-Marc Daerden bourgmestre et Bernard de Sart président du CPAS. Découvrez le nouveau collège communal.

    2.JPGBaisse de la fiscalité locale et pacte de majorité au dernier conseil communal de la mandature ce lundi. Le PS, avant son basculement dans l’opposition, diminue les taxes. Une décision critiquée par la future majorité Ensemble, dont l’exécutif s’officialise. Bernard de Sart laisse le mayorat à Jean-Marc Daerden et choisit la présidence du CPAS.

    Pour la dernière séance de la mandature, le Conseil communal d’Oreye fait exceptionnellement salle comble, lundi, au premier étage de l’administration. Une révision à la baisse de la fiscalité locale et la présence de Bernard de Sart ne sont sans doute pas étrangères à l’affluence… Au terme de la séance, la directrice générale reçoit le pacte de majorité : Jean-Marc Daerden est bourgmestre avec Jean-Pierre Radoux (qui occupe la place de Marie-Christine Warnant durant la suppléance de six mois de cette dernière au parlement wallon), Dylan Dassy et Magali De Leeuw échevins.

    « Qu’on respecte ma décision »

    Bernard de Sart, meilleur score de la liste gagnante Ensemble, choisit la présidence du CPAS : «  Je renonce, non sans regrets, au poste de bourgmestre. Je pèse le pour et le contre depuis un mois. J’effectue ce choix pour des raisons à la fois familiales et professionnelles. Je demande simplement qu’on respecte ma décision. Je ne quitte pas pour autant la vie politique. Si la tutelle valide cette décision, je présiderai l’action sociale dès la mi-janvier, mais je ne siégerai plus en tant que conseiller communal  », déclare Bernard de Sart qui démissionne donc du Conseil communal et, par conséquent, renonce au mayorat. La loi permet à une personne qui ne siège pas au Conseil de présider le CPAS pour autant que le Conseil de l’action sociale valide la proposition.

    « Pas d’urgence pour les taxes »

    B9717583030Z.1_20181113101108_000+GRJCDO70L.1-0.jpgL’installation du prochain Conseil intervient le 3 décembre. Entre cette date et la mi-janvier, c’est donc encore Joseph Maniscalco (PS) qui préside le CPAS. C’est d’ailleurs ce dernier, en sa qualité échevin des finances sortant, qui annonce la réduction des taxes : «  Après le dégrèvement fiscal octroyé par le ministère des finances à l’usine Bénéo Orafti, la commune a pris diverses mesures douloureuses et indispensables. Chaque service a réduit ses dépenses de 20 à 30 %, on a supprimé des primes et on a reporté nos investissements pendant deux ans. La mesure la plus contraignante pour les Orétois est apparue au niveau de l’augmentation de la fiscalité locale puisque l’IPP est passé de 6 à 6,9 % et le précompte immobilier a augmenté de 1900 à 2600 centimes additionnels.  »

    Retour de l’IPP à 6 %

    D’après les socialistes, ces efforts ont porté leurs fruits : «  On a clôturé le compte 2017 avec un million de boni, tout comme le budget 2018 également légèrement supérieur à un million d’euros. Les finances sont remises à flot, même si les électeurs ont sanctionné le PS pensant que la commune avait fait un boni sur leur dos. On a entendu le message des citoyens. On a ainsi décidé d’un retour de l’IPP à 6 %, et d’une réduction de 2600 à 2200 du PrI. Malgré cette diminution, un boni de 200.000 euros est projeté. Cette proposition a reçu un avis favorable du Directeur financier, tant sur le plan technique que légal. »

    Les débats se musclent quand le prochain bourgmestre Jean-Marc Daerden, documents à l’appui, doute des intentions socialistes. «  Théoriquement, en période électorale, il revient aux Conseil et Collège sortants d’expédier les affaires courantes jusqu’à l’installation de leurs successeurs. Or, cette décision est susceptible d’avoir des conséquences au-delà de l’exercice budgétaire en cours. Je ne conteste pas la nécessité d’une réduction, mais l’urgence n’apparaît pas et il n’y a rien d’immédiatement indispensable qui justifie ce choix, surtout en période de prudence post-électorale.  »

    Chef de file de l’opposition Osez et tête de liste Ensemble, Bernard de Sart critique un acte politique : «  La réduction des taxes ne figure même pas dans le programme du PS. Le Directeur financier souligne un boni de 700.000 euros, mais ne garantit pas un maintien de ce boni pour les prochains exercices. Je suis ravi du boni, mais personne ne l’explique. C’est une décision politique, sans analyse approfondie, qui ne va dans l’intérêt ni de la commune, ni des citoyens. Ce choix ne vise qu’à nuire à la prochaine majorité.  »

    La baisse de l’IPP et du PrI passe majorité contre opposition.

    Article WEB du jour de Julien M.