« Impossible de se faire enterrer à Bergilers ». Le cimetière est complet, Johnny V. (49) a dû être inhumé à Oreye... en attendant.

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Tony Vanden Eynden et Marie-France Crets sont excédés. Ce couple de Bergilers a réservé une concession dans le cimetière de Bergilers pour lui et un ami, Johnny Vannieuwenhuyze. Malheureusement, le décès subit de ce dernier a pris tout le monde de court, y compris la commune. Le cimetière de Bergilers est en effet complet, il a fait l’objet d’une campagne d’affichage pour récupérer des emplacements mais doit encore être réaménagé. En attendant les futurs travaux, les Vanden Eynden doivent acheter et aménager un caveau dans le cimetière d’Oreye. Le défunt rejoindra à terme le cimetière de Bergilers.  

Depuis qu’il habite Bergilers, soit 19 ans, Tony Vanden Eynden (47) sait qu’il veut se faire enterrer, lui et sa famille, dans le cimetière du village sur lequel il a d’ailleurs vue depuis sa terrasse. Avec son collègue et ami orétois de Beneo-Orafti, Johnny Vannieuwenhuyze (49), ils ont même convenu de partager le même caveau au sein du petit cimetière. Quand Johnny est subitement tombé malade et vu l’évolution fulgurante du cancer, le sujet est même devenu matière à plaisanterie entre eux.
 
Capture2.JPGTony Vanden Eynden et sa femme Marie-France Crets ont entrepris les démarches pour réserver une place au sein du cimetière de Bergilers. La commune a effectivement lancé une campagne d’affichage sur les sépultures abandonnées au sein du cimetière sinon au complet. Au terme d’un an, sans manifestation des descendants, la tombe redevient propriété communale. Nous en sommes là aujourd’hui. « Quand Johnny est décédé le 21 août dernier, nous sommes retournés vers la commune pour dire que nous aimerions maintenant avoir accès à notre emplacement. Mais cela est impossible », enrage Tony Vanden Eynden.
 
Le cimetière doit se doter d’un ossuaire pour accueillir les os des défunts exhumés, mais celui-ci n’est pas encore prêt. Le cimetière fera l’objet d’un réaménagement global (voir encadré). « Je ne demande pas qu’on refasse tout le cimetière moi. J’estime que se faire enterrer où on le souhaite fait partie du service public. Le résultat est que la seule possibilité offerte est d’acheter une concession dans le cimetière d’Oreye. Johnny a été placé dans un caveau d’attente le 25 août. La commune doit encore creuser le trou (à la pelle et à la pioche...) et je vais m’occuper de réaliser le caveau. Et quand il y aura de la place à Bergilers, le cercueil y sera transporté », résume l’Orétois. « Il ne fait pas bon mourir à Bergilers. C’est un manque de respect de ne pas avoir prévu cette problématique.
 
Comme l’inhumation est provisoire à Oreye, on ne va pas mettre de pierre tombale, combien de temps faudra-t-il attendre? De plus, nous allons devoir faire deux caveaux : celui d’Oreye, puis celui de Bergilers. On nous a promis que le transfert serait payé par la commune mais que se passera-t-il si la bourgmestre n’est pas réélue ? », s’interroge Marie-France Crets. « J’aurais simplement voulu une belle tombe pour me recueillir sur la tombe de mon papa », conclut Elodie, 20 ans, fille du défunt.

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