• Oreye: le SPJ avait placé la gamine chez son papy pédophile! Cet homme de 63 ans a écopé d’une peine de huit ans de prison.

    B9712596387Z.1_20170712193125_000+G4T9E9FV4.1-0.jpg« Faute d’amendement, une peine assortie d’un sursis probatoire est inadéquate » : c’est en ces termes que le tribunal correctionnel de Liège a renvoyé, ce vendredi, le « papy pervers d’Oreye » en prison pour longtemps. Cet homme de 63 ans avait écopé, par défaut, d’une peine de huit ans de réclusion. Il avait fait opposition, mais ses explications n’ont pas convaincu le tribunal de se montrer plus clément… C’est avec la même peine que ce pédophile récidiviste est reparti en cellule.
     
    Il y a trente ans déjà, une peine d’un an de prison, avec sursis pour la moitié, avait été prononcée contre Pierre D. pour des faits de mœurs commis sur son beau-fils. Un quart de siècle plus tard, en 2012, le beau-fils en question avait fait face à des problèmes d’argent et était allé vivre chez sa mère et son beau-père.
     
    Sur des aires d’autoroute
    Ce dernier en avait profité pour récidiver, abusant de ses deux filles, nées en 2003 et 2005, alors qu’il les prenait avec lui dans sa camionnette, sur la route de Bruxelles, pour aller livrer des journaux. Les faits, ont expliqué les deux petites filles, se déroulaient sur des aires d’autoroute, dans le véhicule du sexagénaire.
    Le pervers a également une fille, elle-même maman d’une gamine qu’elle négligeait. Les services d’aide à la jeunesse étaient intervenus pour l’enfant, et le SPJ (service de protection judiciaire pour les mineurs d’âge) n’avait rien trouvé de mieux que de la confier à son grand-père maternel, malgré son casier judiciaire pour des faits de pédophilie. En 2008, quand elle avait 14 ans, la gamine avait révélé au PMS de Verviers qu’elle était abusée par celui chez qui on l’avait placée. Une enquête avait été menée, et la mère avait dit, avec détachement, que ça ne l’étonnait pas puisqu’il aurait déclaré, dès la naissance de l’enfant, qu’il « serait le premier à lui passer dessus » (sic) ; il lui aurait également éjaculé sur les fesses lorsqu’elle était âgée de 15 mois.
     
    L’Orétois n’a prononcé aucune parole lors de la lecture de son jugement. Il dispose d’un mois pour interjeter appel. (Article du 02-02-18 LWS)