Le grand-père violeur risque 8 ans de prison. L’Orétois de 63 ans avait déjà été condamné pour les mêmes faits sur ses enfants en... 1976!

Capture5.JPGUn Orétois de 63 ans a comparu sur opposition, ce vendredi au tribunal correctionnel de Liège, après avoir écopé de 8 ans de prison par défaut pour des abus sexuels sur ses trois petites-filles. Il avait déjà été condamné pour le même type de faits il y a… 40 ans !  

Le ministère public a requis, ce vendredi au tribunal correctionnel de Liège, la confirmation d’une peine de huit ans de prison prononcée en novembre dernier à l’encontre de Pierre D., un habitant d’Oreye âgé de 63 ans poursuivi pour des viols et attentats à la pudeur commis sur ses trois petites-filles. Deux des petites victimes présumées sont les filles de son beau-fils, la dernière est la fille de sa fille. Pourtant abusé par le prévenu quand il étaient petit, son beau-fils l’avait cru changé…
 
C’est en 1976 qu’une peine d’un an de prison, avec sursis pour la moitié, avait été prononcée contre Pierre D. pour des faits de mœurs commis sur son beau-fils. Mais bien plus tard, en 2012, le beau-fils en question avait fait face à des problèmes d’argent et était allé vivre chez sa mère et son beau-père. Il croyait le sexagénaire calmé par cet épisode judicaire de sa vie, mais c’était loin d’être le cas : en 2014, sa fille avait 11 ans lorsqu’elle a annoncé à son papa que son grand-père abusait d’elle depuis l’âge de 8-9 ans. Le père avait ensuite appris que sa cadette, née en 2005, aurait elle aussi été la victime du pervers. Le grand-père pédophile avait travaillé, dans les années concernées par les abus sexuels sur les deux petites, comme livreur de journaux du côté de Bruxelles. Il emmenait les gamines avec lui, dans sa camionnette, et se garait dans le bas-côté, en chemin pour, selon les enfants, abuser d’elles.
 
Confidences
Six ans avant, en 2008, le centre PMS de Verviers avait informé le Parquet de Verviers des confidences qu’une jeune fille de 14 ans avait faites à son éducatrice, lorsqu’elle lui avait révélé avoir été placée chez son grand-père paternel. Il aurait, avait-elle expliqué, procédé à des attouchements sur elle. Sa mère lui avait dit ne pas être étonnée, car il aurait déjà éjaculé sur les fesses de la petite quand elle n’avait que 15 mois.
 
Pierre D. ne reconnaît que des attentats à la pudeur sur une des gamines.
 
A la défense, Me Croisier a insisté sur le fait que les actes liés à la condamnation précédente sont très anciens, et que cela ne s’est jamais limité qu’à la sphère familiale. Il a sollicité une peine de moins de cinq ans, ce qui permettrait d’obtenir un sursis probatoire qui pourrait, a suggéré la défense, être conditionné à une interdiction de contact et à un suivi psy. Le jugement sera rendu en février. (La Meuse du jour - LWS)

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