Une puce pour suivre son bus à la trace dès le printemps prochain!

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Les TEC vont prendre un sacré coup de jeune au printemps prochain : le ministre Di Antonio va équiper chaque bus d’une puce électronique, qui permettra aux usagers de savoir exactement, via un smartphone, où se trouve le bus qu’ils attendent.  

J’arrive in extremis à mon arrêt et mon bus se fait attendre. L’aurais-je loupé ? Une nouvelle application va permettre dès avril ou mai prochain d’éviter de longues minutes d’attente et d’incertitude.
« L’appli téléchargeable sur teconline va tout d’abord reconnaître l’arrêt où vous vous trouvez et votre ligne, grâce à votre smartphone. Puis, via une puce géolocalisable, placée à l’avant de chaque bus, elle va localiser le vôtre et vous préciser où se trouve exactement le véhicule que vous attendez », explique le ministre cdH qui porte le projet. « Vous saurez ainsi s’il est déjà passé, coincé dans un embouteillage ou juste sur le point d’arriver. »
 
Le système n’est toutefois pas limité à ceux qui attendent leur bus à l’arrêt. « L’appli vous permettra également, où que vous soyez, de demander où se situe l’un ou l’autre bus en encodant tout simplement le numéro de la ligne », précise Carlo Di Antonio. Cela peut permettre de calculer le moment idéal pour rejoindre l’arrêt sans y attendre de longues minutes. Ou de savoir si le bus est bien sur la ligne un jour de perturbation (grève ou autres).
 
Le système est actuellement en phase de test et tout semble se passer pour le mieux. Il devrait être généralisé à tous les bus wallons et accessible aux usagers en avril ou mai prochain.
 
L’accord des syndicats
L’innovation a bien entendu été débattue avec les syndicats qui ne voyaient pas spécialement d’un bon œil l’idée de suivre à la trace l’itinéraire de chaque bus. « Nous avons trouvé un bon accord », se réjouit le ministre, « car il est normal que les chauffeurs de bus aient des temps de pause au cours de leur journée. Le bus ne pourra pas être localisé à ce moment-là. Ni entre le moment où il quitte le dépôt et sa mise en service. Ni après son dernier trajet de la journée » .
 
Ce n’est pas la seule nouveauté attendue au niveau des TEC en 2018. Carlo Di Antonio, soutenu par le gouvernement wallon MR-cdH, compte finaliser la réorganisation des différentes sociétés des TEC en une seule et réduire le nombre d’administrateurs de 85 à 15. Mais aussi mettre en œuvre la « réorganisation des services » qui comprend notamment le droit laissé aux chauffeurs non grévistes de rouler les jours de grève.
« L’appellation service minimum n’est pas adéquate » , insiste le ministre dourois « puisqu’il ne sera jamais question de réquisitionner du personnel pour faire tourner certaines lignes comme on peut l’envisager dans les prisons ou les hôpitaux les jours de grève. »
 
Des investissements sont également prévus l’an prochain pour multiplier, dans les grandes villes embouteillées, des bandes réservées aux bus. « Cela demande du dialogue avec les communes et parfois des aménagements de voirie, mais il est indispensable que les au tomobilistes voient les bus les dépasser rapidement dans les zones les plus congestionnées pour donner envie aux usagers de prendre les TEC plutôt que leur voiture. »

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