Il rackettait les jeunes avec un couteau. Le jeune Orétois risque 9 ans de prison.

Capture66.JPGUne peine de neuf ans de prison a été requise jeudi dernier contre Quentin, un habitant d’Oreye âgé de 19 ans seulement. Il reconnaît s’être attaqué à des jeunes, à de multiples reprises, pour leur voler leur GSM sous la menace d’un couteau. Il nie cependant un home-jacking sur une dame de 71 ans.  

« Mais qu’est-ce qu’on va faire de vous ?! » : l’interpellation vient de la juge Drisket qui, au tribunal correctionnel de Liège, s’est penchée ce jeudi sur le dossier de Quentin, un Orétois de 19 ans. Il avait été condamné par le tribunal de la jeunesse pour une multitude d’agressions commises à l’encontre de plus jeunes et plus faibles que lui, à qui il volait leur GSM. Devenu majeur, il a recommencé et aurait même sombré dans d’autres types de violences.
 
La première salve de méfaits avait été commise entre mai et août 2016, principalement du côté de Waremme : les victimes étaient soit des inconnus croisés au hasard des rues, soit des gens qu’il connaissait, par exemple la petite amie d’une connaissance qui, selon lui, lui devait de l’argent. Un mineur d’âge avait même été attaqué deux fois par Quentin, toujours avec la même technique : Quentin sortait son couteau, le plaçait sur l’abdomen de sa victime et annonçait à cette dernière qu’il la « planterait » si elle ne lui remettait pas ce qu’il voulait. « Je n’avais pas d’argent, j’ai choisi la facilité », a expliqué le prévenu, qui dit « regretter » ses actes. Le 6 août 2016, le juge d’instruction l’avait remis en liberté sous conditions ; mais le 22 août, un home-jacking était commis chez une dame de 71 ans, la maman d’une fille qu’il fréquentait. Elle avait été malmenée, menacée d’une arme, et même étouffée avec un coussin pour la forcer à révéler où elle cachait son argent. L’empreinte d’un mineur avait été identifiée, et le mineur avait dit avoir commis les faits avec Quentin, qui nie. Son avocat, Me Rodeyns, a d’ailleurs sollicité l’audition à l’audience du mineur en question.
 
Enfin, on reproche également à Quentin un braquage dans une superette de Donceel, le 4 février 2017, ou encore, la veille, un vol à main armé dans un magasin Spar de la région. Quentin risque 9 ans de prison. Valentin, un Waremmien de 19 ans qui a été son complice pour quatre des faits, risque quant à lui 4 ans de prison. Des peines de 22 et 15 mois ont respectivement été réclamées pour les deux autres prévenus, un Ansois de 25 ans et un Liégeois de 39 ans, moins impliqués. (Article journal La Meuse du jour - LWS)

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