Remicourt et Oreye achètent ensemble une boîte d’analyse de vitesse.

1722.JPGUn analyseur de vitesse : Remicourt et Oreye achètent ensemble une boîte d’analyse pour notamment répondre aux interpellations de citoyens. « Les gens interpellent fréquemment les élus en matière de sécurité routière. La commune a décidé d’un achat conjoint avec les autorités orétoises qui sont également confrontées à cette situation », annonce Jérôme de Neuville. Ce système intelligent analyse à la fois le trafic routier et la vitesse des véhicules.
 
Cet appareil sert à objectiver les observations de riverains qui ont le sentiment que les véhicules empruntent trop rapidement leur rue. « Si on reçoit une plainte dans une rue, on s’intéresse à la situation avec la police. On place alors l’analyseur. Il s’agit d’un boîtier discret qu’on fixe à un poteau de manière volontairement discrète afin que le dispositif n’influence pas la conduite et, par conséquent, les résultats », précise le bourgmestre de Remicourt.
 
Objectiver le sentiment de vitesse des citoyens
Après trois semaines ou un mois à un endroit, la commune passe le boîtier à son homologue. « Pendant qu’Oreye possède l’analyseur, Remicourt analyse les données collectées. Le problème de vitesse peut s’avérer récurrent dans certaines rues et les résultats peuvent être édifiants, ou alors, il s’agit d’un comportement dangereux ponctuel d’un automobiliste qui pète une durite (sic) mais qu’a observé un riverain. La vitesse reste subjective et on quitte la simple perception instantanée. Ce matériel nous sert à objectiver le sentiment des citoyens, puis de prendre les meilleures décisions en fonction d’une analyse poussée du trafic », détaille Jérôme de Neuville.
 
Cette acquisition, faite en concertation avec les services de police, oscille entre 2.000 et 2.500 euros pour la commune. « Pendant qu’une commune utilise le boîtier, l’autre analyse les résultats. On en tire des conclusions. S’il n’y a pas de problème, on rassure les riverains en leur présentant les chiffres. Dans le cas contraire, on cherche des solutions. On installe des chicanes en test, puis on évalue. C’est un partage d’informations avec les riverains », termine Jérôme de Neuville.
 
Michel Masset, bourgmestre d’Oreye faisant fonction, espère entamer une réflexion avec ce système : « Les gens se plaignent de plusieurs routes et ce dispositif doit objectiver la situation. Il y a deux ans, la zone de police Hesbaye avait placé un radar mobile à Bergilers. On avait constaté que la majorité des personnes en excès de vitesse résidaient à proximité », rappelle-t-il. (Article la Meuse du jour J.M)

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