Yves Berwaert, l’entraîneur de foot devenu... magicien!

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Après 34 années dans le monde du foot rond, en tant que joueur puis entraîneur, le Hesbignon réalise des tours de magie aux quatre coins de la Belgique.

Un an et demi après avoir quitté Jehay, Yves Berwaert a délaissé le monde du foot pour se consacrer à sa nouvelle passion : la magie.  

Pour arriver à faire des résultats, un entraîneur doit être un peu magicien, soit pour gérer un groupe, soit pour trouver des solutions en cas de blessures. Pour Yves Berwaert, c’est plus qu’une image. Depuis quelques années, l’Orétois se passionne pour la magie. Au point de faire une croix sur une carrière d’entraîneur qui l’a pourtant mené jusqu’à l’ancienne D3, à La Calamine. « Enfant, j’étais fasciné par Garcimore. La magie m’attirait mais c’était la quantité de travail qui me rebutait. Et puis, bêtement, à 37 ans, je suis tombé sur un bouquin à la Fnac. C’était parti. La magie, c’est plus qu’une passion. On est habité par elle. C’est inépuisable comme matière et on cherche toujours à améliorer la présentation. C’est un travail quotidien, parfois jour et nuit, pour progresser. Je lis, je regarde des DVD, je travaille ma technique... J’ai même pris des cours à Bruxelles. C’est aussi un vecteur de communication très puissant. Mais, je précise, je ne fais pas de magie pour les enfants. Juste de la magie de salon, de proximité. »
 
Et cela porte ses fruits. Son travail, associé à sa « tchatche » en public, constituent la base de son succès. « Au début, c’était un simple hobby. La première fois, c’était pour les 40 ans d’un ami. La réaction démesurée des gens par rapport à mes attentes m’a servi de déclic. Ça a décuplé ma motivation. »
 
Sa classe comme laboratoire
2.JPGEt ses prestations, puisqu’il se produit aux quatre coins de la Wallonie, et même dans le Nord de la France ou au Grand-Duché de Luxembourg. « Cela fonctionne au bouche à oreille puisque mon site internet est en création. Grâce au Sljivo, j’ai par exemple été demandé au salon Horecatel, à Marche, les jours derniers. Durant une 1h30 ou 2 heures, je passe aux différentes tables, y compris celle des Ministres, et je fais mes tours au coeur du public. Patrick Ainseur, le président de Waremme, m’avait aussi invité lors du dîner qui précédait le match contre Liège. Outre les soirées organisées par des sociétés, je peux aussi me produire chez des particuliers, pour des anniversaires par exemple. Je dois prochainement me rendre chez Marc Delire. C’est agréable de rencontrer de telles personnalités. »
 
Son activité a d’ailleurs supplanté le foot dans sa vie. « Je peux rester une ou deux semaines sans me produire mais j’ai parfois deux contrats par week-end, en plus des nombreuses heures d’entraînement qui sont un réel plaisir. Il faut répéter 1000 fois un tour pour qu’il ait de la gueule, comme un joueur répète sa façon de tirer un coup franc pour en marquer un le week-end. Il faut soigner la gestuelle et le timing. Impossible donc de combiner avec le foot. La vie est faite de chapitres. J’en ai ouvert un nouveau et je m’amuse comme un fou, plus qu’au foot même. Etre entraîneur, c’est beaucoup de contraintes et peu de satisfactions, même si elles sont intenses. La magie, c’est beaucoup de satisfaction et peu de contraintes. Et puis, il faut tester les nouveaux effets. Ma classe (N.D.L.R. : il apprend le français à des réfugiés à Ans) me sert de laboratoire. C’est la distraction de fin de journée... »
 
On peut joindre Yves Berwaert par mail : y.berwaert@skynet.be

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