Oreye: un médecin agressé en rentrant dans sa maison!

La nouvelle fait le tour de l’entité à toute allure : le Dr. Francis Balaes, médecin généraliste à Oreye, a été victime d’une agression. En témoignent les fils à l’arcade sourcilière et l’œil au beurre noir que le médecin présente sur le visage depuis une dizaine de jours.

«  C’était mardi dernier  », introduit-il, lorsque nous le contactons à ce sujet. «  Je suis rentré chez moi vers 1h du matin. Je me suis garé dans la cour qui longe notre maison, perpendiculaire à la rue, et je suis tombé face à face avec quelqu’un, qui m’a immédiatement frappé. J’ai reçu un coup au visage et je suis tombé par terre. Cela a été très vite  », explique-t-il.

Dr. Balaes ne se souvient d’ailleurs pas de grand-chose, avoue-t-il, si ce n’est s’être retrouvé, les genoux au sol et le visage ensanglanté. «  J’ai appelé ma femme… Ma veste et ma chemise étaient aussi arrachées. J’ai retrouvé les boutons éparpillés dans la cour. Peut-être cherchait-il mon portefeuille ou autre ? Il ne l’a en tout cas pas pris, il se trouvait dans la poche de mon pantalon…  »

Le médecin orétois pense d’ailleurs qu’il n’était pas directement visé par cette agression. «  Je n’ai pas été là au bon moment  », dit-il encore, «  je pense que j’ai surpris quelqu’un, en tant que propriétaire plutôt, qui tentait de commettre un cambriolage chez nous. C’était un jeune, ça, c’est sûr, mais je ne saurais pas l’identifier ou le reconnaître… Je n’ai d’ailleurs pas porté plainte.  »

Il n’empêche, si l’homme de 65 ans relativise la situation aujourd’hui, il n’est pas sorti indemne de cette violente frappe. Son épouse l’a emmené aux urgences, à Waremme, le soir-même des faits. «  J’y ai passé un scanner cervical et cérébral car je me plaignais de douleurs au cou. Mais nous avons reçu les résultats et il n’y a aucune lésion à déplorer. Au-delà de l’œil droit, mon nez, par contre, est un petit peu cassé… Mais que voulez-vous, on ne sait rien y faire  », confie-t-il malgré tout en souriant.

En 40 ans de carrière, c’est la première fois que le docteur se trouve confronté à une telle situation. «  Il y a quelques années, on avait trouvé des traces d’une tentative d’effraction pour pénétrer dans le cabinet mais cela n’avait pas été plus loin. Ici, c’est un peu différent mais ce sera vite oublié  », conclut-il. (article du journal la Meuse 16/03/17 E.D)

Commentaires