Méfiez-vous des coupures de 50 euros! 33.474 faux euros saisis au total en 2016.

Capture3.JPGLes billets de 50 euros ont représenté deux tiers des saisies en 2016, selon la Banque nationale. Et comme le billet va changer en avril, on peut craindre un écoulement rapide des contrefaçons, comme cela s’était produit lors du changement du billet de 20 euros voici un an et demi.  

Méfiez-vous des billets de 50 euros jusqu’à la fin du mois de mars. Un tout nouveau billet sortira en effet le 4 avril prochain. Et le risque est réel que les faussaires se débarrassent de leurs anciennes contrefaçons avant la sortie de la nouvelle mouture du billet, nettement mieux sécurisée. C’est déjà ce qui s’était produit en 2015, lors de la sortie du nouveau billet de 20 euros, confirme la Banque nationale.
Cette année-là, 27.150 faux billets de 20 avaient été saisis par les limiers de la banque, soit près du double de l’année précédente (14.067). « Effectivement, cette année-là, les contrefacteurs ont visiblement voulu liquider leurs stocks de faux billets de cette valeur-là » , explique un porte-parole de la Banque. Cela avait nettement influencé le total des saisies. On avait atteint un record de 59.344 faux billets récupérés, dont près de la moitié donc (27.150) étaient d’une valeur de 20 euros.
 
En 2016, on est retombé en vitesse de croisière. Selon des données toutes chaudes disponibles ce lundi à la Banque nationale, 33.474 faux billets ont été saisis en Belgique l’an passé. Ceux de 20 euros sont retombés à 8.021. Par contre, ceux de 50 euros culminent à 21.663 coupures saisies, soit deux tiers du total !
« C’est assez normal » , tempère-t-on à la Banque. « Les faussaires font toujours un rapport coût/rentabilité. Un billet de 50 euros coûte aussi cher à falsifier qu’un de 5 euros, mais il rapporte évidemment plus. Il est également plus banal et plus simple à écouler qu’une coupure de 100 ou de 200 euros. Il a donc la préférence des faussaires. »
 
Effectivement, si on observe les statistiques de ces dernières années, on s’aperçoit que les coupures de 50 euros restent largement majoritaires dans les saisies. De 13.750 en 2012, les exemplaires récupérés sont passés à 24.889 en 2013, 13.639 en 2014, 26.593 en 2015 et donc enfin 21.663 en 2016.
 
50, 20 puis 100
Pour cette même année 2016, la deuxième coupure la plus saisie reste celle de 20 euros (8.021), loin devant celle de 100 euros (2.666). On retombe ensuite nettement plus bas pour les autres billets falsifiés. Même ceux de 500 euros n’ont plus la cote, avec 403 maigres saisies opérées en 2016. Il est vrai que, pas acceptées partout, ces coupures éveillent également très souvent la curiosité des commerçants dont un nombre croissant s’est équipé de détecteurs lumineux. À cela s’ajoutent des formations organisées conjointement par la Banque nationale et la police afin de les aider à détecter rapidement les billets suspects. (Christian Carpentier, 14-02-17 La Meuse H-W)

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