Voici les auteurs présumés des braquages en Hesbaye: Quentin et Valentin en prison, le 3ème a été relâché... faute de places libres!

La situation est pour le moins incompréhensible ! Nous vous annoncions, dans notre édition de ce jeudi, l’interpellation de trois jeunes (deux majeurs waremmien et orétois de 20 ans, Valentin W. et Quentin H., et un mineur liégeois, W.), suspectés d’être les auteurs des braquages de la pharmacie de Momalle, des Supra de Faimes et de Donceel, ainsi que du home invasion de Bovenistier, perpétrés ces dix derniers jours.
 
Si les deux majeurs ont été incarcérés à la prison de Lantin, le mineur a été présenté à un juge de la jeunesse et est, pour l’instant… en liberté. « La police de Hesbaye a fait un travail extraordinaire et on les remercie. Mais on nous a dit qu’il n’y avait plus de place dans les infrastructures pour le moment alors, le mineur est libéré », réagit, indigné, le père d’une des deux jeunes filles qui se trouvaient dans la maison au moment du home invasion. « C’est aberrant ce qu’il se passe, nous sommes vraiment choqués », ajoute la maman de la seconde adolescente, chez qui le fait s’est déroulé, à Bovenistier.
 
C’est poussés par leur indignation, leur mécontentement face à la machine judiciaire et leur sentiment d’injustice que ces parents ont tenu à s’exprimer. « On ne parle pas ici du vol d’un pain dans une boulangerie. Ces jeunes se sont montrés dangereux et nos filles, bouleversées comme on peut l’imaginer, tout comme nous, ne pouvons pas comprendre comment quelqu’un peut commettre des actes pareils et ne pas avoir de sanction », scandent-ils.
 
Une arme sous la gorge
Car les faits qui se sont déroulés ne sont pas anodins. Les jeunes filles de ces parents, âgées de 17 et 18 ans (depuis le mois de décembre), se sont retrouvées, seules, au cœur d’un home invasion, dans la nuit du 28 au 29 janvier dernier.
 
« Nous étions sortis et ma fille avait invité une de ses copines à la maison. Jusque-là, rien de spécial… Un de ses amis arrive avec une boîte de macarons et un de ses copains qu’elles ne connaissaient pas. À un moment, l’ami est sorti de la maison, soi-disant pour aller chercher quelque chose dans la voiture », introduit la maman.
 
Cinq minutes plus tard, deux individus encagoulés et armés d’un pistolet, forcent la porte d’entrée et pointent leur arme vers les jeunes filles, tout en exigeant qu’elles leur disent « Où se trouve l’argent ». Comme aucun numéraire ne se trouvait dans la maison, les malfrats sont notamment partis avec le GSM de l’une, des bijoux, des montres et un PC portable. « Cela n’a duré que quelques minutes mais suffisamment pour les choquer. Ils les ont insultées, menacées et braquées avec une arme. Depuis, elles suivent toutes les deux un traitement psychologique », explique le papa de l’adolescente de 17 ans.
 
Une « trahison »
Sans compter que les deux jeunes filles se sont aussi senties utilisées. L’un des majeurs qui est incarcéré à Lantin n’est autre que l’ami qui les avait retrouvées dans la maison avec des macarons. Il serait même l’instigateur de cette « opération », en guidant les deux autres. Seul le jeune qu’elles ne connaissaient pas ignorait aussi visiblement tout ce qu’il se tramait… « On ne veut pas se faire passer pour des victimes et faire les grands titres. On veut protéger nos filles et c’est pour ça aussi qu’on veut témoigner anonymement mais il y a tout de même un souci, au niveau de la justice… Comment peut-on laisser une personne qui commet de tels actes et sème la terreur se retrouver en liberté ‘car il n’y a pas assez de place’ », concluent-ils, plus que perplexes. (La Meuse du jour E.D)

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