Agriculture

  • Chez nos voisins: un Remicourtois responsable de la mort d’un taureau.

    Capture4.JPG

    Les tontes de pelouse, les ifs ou encore le buis et le thuya, c’est bien connu, sont des essences toxiques pour le bétail. En cas d’ingestion en grande quantité, elles peuvent entraîner la mort. En 2015, un fermier de Remicourt en a fait la triste expérience avec un de ses taureaux. Il a décidé de porter l’affaire devant le tribunal civil de Liège, division Huy où il vient d’obtenir réparation. La justice lui a accordé un dédommagement de 4.000€. 

    Le taureau décédé le 23 septembre 2015 était un des quatre taureaux reproducteurs de Bernard, un fermier de Remicourt qui exploite une ferme d’engraissement. C’était un beau spécimen de la race Blanc-Bleu-Belge, de 1.000 kilos, âgés de 4 ans et demi, soit l’âge idéal pour la reproduction. Son cadavre a été retrouvé étendu au milieu de la prairie.
     
    Sur base du rapport du vétérinaire, la mort du taureau a été attribuée, avec un fort taux de probabilité, à l’ingestion de végétaux toxiques (buis, thuya et lavande notamment) tombés dans le pré lors de la taille d’automne effectuée par le voisin. Comme ce dernier contestait sa responsabilité, le fermier a décidé de porter l’affaire devant le tribunal civil de Liège (division Huy) où il espérait obtenir réparation. Ce qu’il a remporté partiellement.
     
    Défendu par M e Alain Lebrun de Grivegnée, spécialiste en Droit de l’Urbanisme et de l’Environnement, l’éleveur remicourtois demandait 5.000 € à titre de remboursement du dommage subi par la mort de son taureau et 3.550 € correspondant à la valeur du taureau qu’il a dû acheter pour assurer les saillies de l’année.
     
    Le tribunal lui accorde la valeur du taureau, légèrement majorée (4000 au lieu de 3.550 €) au prétexte que l’animal acheté est un peu plus âgé que celui qui est décédé et que, par conséquent, « il ne pourra assurer les saillies aussi longtemps que le taureau qu’il remplace aurait pu le faire », note le président.
     
    L’intervention d’une tierce personne écartée
    Dans son jugement favorable au fermier, le tribunal s’est appuyé sur le rapport du vétérinaire « qui établit à suffisance que le taureau est décédé suite à l’ingestion des végétaux toxiques, seule explication probable pour un animal mort en bonne santé », écrivait l’expert.
     
    Dans sa défense, le voisin faisait valoir la possibilité qu’une tierce personne qui aurait pu déposer ses tailles dans le pré. « Ces dénégations ne résistent pas à l’examen », estime le tribunal qui évoque la similitude entre les végétaux retrouvés dans le rumen (le premier et le plus volumineux des 3 pré-estomacs, NDLR) de l’animal et ceux provenant de chez le voisin.
     
    Le tribunal rappelle également que le voisin a reconnu avoir déposé des déchets verts dans le talus qui lui appartient, entre le muret et la clôture. « Le fait que le thuya et le buis, dont la toxicité pour les animaux est bien connue, aient été placés par le voisin dans le talus voisin de la prairie dans laquelle il était habituel que paissent les bovins constitue une faute dans le chef de ce dernier dès lors qu’il savait que même si ces végétaux étaient sur sa propriété, les animaux voisins pouvaient y accéder », conclut le tribunal pour établir la responsabilité du voisin du fermier. (Article la Meuse du jour M-C G)
  • Le ministre wallon de l'Agriculture, René Collin visite l’exploitation agricole d’André Ory à Grandville (Oreye). (+vidéo)

    Capture.JPG

    Visite ministérielle ce lundi matin dans l’exploitation agricole d’André Ory à Oreye. René Collin, ministre wallon de l’Agriculture, y a présenté la nouvelle campagne régionale de promotion du Porc Fermier. 
     
    Grande agitation ce lundi matin dans une exploitation agricole de la rue Louis Maréchal, en plein centre d’Oreye. André Ory, éleveur porcin, accueillait le ministre wallon de l’Agriculture, René Collin, dans sa ferme. Un grand honneur pour l’agriculteur. « C’est très valorisant pour un petit éleveur comme moi. Lorsque ma coopérative, Porcs Qualité Ardenne, m’a contacté il y a quinze jours, j’ai directement accepté », explique André Ory.
     
    Un choix effectué car il est assez représentatif des éleveurs de Porc Fermier en Wallonie et convenait donc parfaitement pour annoncer la nouvelle campagne de promotion de l’APAQ-W qui concerne l’élevage de porcs en Wallonie. « En permanence, il y a 100 porcs dans mon exploitation pour l’engraissement. Par an, j’en accueille entre 250 et 300, ce qui correspond à la moyenne des éleveurs porcins en Wallonie. »
     
    Un élevage différencié respectueux
    Ces porcs sont engraissés selon un cahier des charges bien particulier que suit André Ory depuis 1999, année où il a repris l’exploitation de ses parents et où il est entré au sein de la coopérative Porcs Qualité Ardenne. « Elle me permet d’avoir une ferme à dimension humaine et de l’élevage de manière respectueuse. Je ne voulais pas rentrer dans le mode de production industriel, mais plutôt rester dans la production différenciée. Et cette coopérative me permet de survivre, même si nous sommes plongés dans une crise depuis quinze ans maintenant. Actuellement, une telle exploitation n’est plus rentable. Le prix du porc nous permet simplement de subvenir aux coûts de production. Il est d’environ 1,10 euro par kilo et il nous faudrait 1,30 ou 1,35 euro par kilo pour dégager un petit bénéfice », déclare l’Orétois.

    Par cette visite, le ministre René Collin voulait justement réaffirmer le soutien de la Wallonie à l’élevage porcin différencié en Wallonie. « Nous disposons d’un élevage wallon atypique qui s’inscrit dans une filière de qualité, garantie sans OGM, nourrit avec une alimentation végétale et qui prend en compte le bien-être animal », déclare le ministre de l’Agriculture. Il a d’ailleurs annoncé la mise en place d’une campagne régionale de promotion sur le Porc Fermier afin de sensibiliser le consommateur.

    Une campagne wallonne de sensibilisation du consommateur dès le 4 novembre

    Capture.JPGUne campagne régionale de promotion du Porc Fermier wallon a dès lors été lancée à Oreye ce lundi matin par le ministre wallon de l’Agriculture, René Collin. Elle vise à sensibiliser le consommateur, principalement wallon, sur cette filière de qualité. « Nous voulons remettre en avant le secteur porcin par un message qui rappelle la spécificité de cette production », commente René Collin.
     
    Cette campagne se déclinera en différentes actions dès le mois de novembre. Un spot radio sera tout d’abord diffusé dès le 4 novembre, donnant la parole à un éleveur de Porc Fermier à l’initiative de l’APAQ-W. Un dossier pédagogique s’insérant concrètement dans le programme scolaire sera aussi mis à la disposition des écoles primaires francophones. Les enfants sont en effet de grands consommateurs de viande porcine. Un autre dossier visera quant à lui le citoyen et le sensibilisera aux spécificités de l’élevage porcin wallon.
     
    Le but est bien entendu d’encourager le consommateur à acheter ce produit wallon reconnaissable par différents labels de qualité. « J’espère que nous aurons un retour de la clientèle. Il est nécessaire de sensibiliser aussi bien le consommateur que les petits bouchers de villages en montrant ce que l’on produit et comment on le produit », explique Vincent Ory, éleveur orétois. (Article Cédric Willems)